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MÉTHODES RECHERCHANT L'ELIMINATION DE LA VITAMINE C DANS LES URINES

Les uns se sont contentés de doser, dans les urines, l'élimination ascorbique urinaire ; les autres ont étudié l’ascorburie à jeun ; d’autres, enfin, comme Vauthey, ont étudié ce qu’ils ont appelé « l’ascorburie de base » plus fidèle ; mais, en réalité, toutes ces méthodes présentent des difficultés d'ordre technique, d’une part, et se heurtent, d’autre part, à des critiques d’ordre physiologique.

Du point de vue technique, le dosage chimique de l'ascorburie présente un certain nombre de difficultés, liées surtout aux réactions provoquées par des substances réductrices pouvant se rencontrer, concomitamment, avec la vitamine C, tels que les composés sulfhydrilés surtout.

L'erreur qui en résulte est différente suivant le réactif employé (iode, réactif de Tillmans, réactif de Bezssonoff, réaclif sulfotungstique, méthode enzymique de Tauber et Kleiner, le bleu de méthylène irradié, utilisé dans les procédés de Martini et Bonsignore). La méthode de Hamel, qui dose avant et après oxydation, l’acide ascorbique, au moyen du bleu de méthylène, bien que plus précise, présente une complexité très grande.

I est évident que les méthodes spectroscopiques, où spectropholtométriques, du genre de celles qui ont été proposées par Chevallier et Mile Choron, apportent un élément de précision indiscutable ; mais quel appareïllage coûteux, délicat, et de manipulation minutieuse, elles nécessitent !

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De plus, on sait aujourd’hui que l’équilibre acidobasique urinaire joue un grand rôle dans les modalités d’excrétion de la vitamine C (Hawley, Daggs et Stephens, P. Vauthey, Uzan et Bronstein). La conservation même de l’acide ascorbique dans l’urine à analyser n’est pas facile, et tous les procédés d’acidification à employer, en vue de maintenir une certaine stabilité, ne sont pas exempts de critique ; et il faut encore là des minuties de manipulation qui sont de l’ordre du laboratoire et non de la clinique. (Voir surtout à ce sujet les travaux de Michel Demole et Lupu Janco).

Du point de vue physiologique, lexcrétion ascorbique urinaire est liée à une foule d’autres fonctions : absorption intestinale, fixation tissulaire, élimination rénale, dont les variations d’un sujet à l’autre, et chez le même sujet, ne sont pas forcément parallèles à l'élimination.

Après Von Euler et Malmberg, Chuc, Neuweiler a constaté chez des individus, apparemment normaux, des variations de seuil rénal considérables.

Wright et Mac Lenathen, Pinotti ont montré des résultats absolument contradictoires en ce qui concerne l'élimination de la vitamine C, au cours des néphrites.

« Peut-être d’ailleurs, écrit Roubinet, y a-t-il un phénomène analogue dans l’intoxication benzolique chronique où le taux de lacide ascorbique urinaire est diminué ».

Chez certains sujets même, on a observé des réten-

tions tissulaires anormales (Giroud et Leblanc) et, par

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suite, grâce à tous ces faits, il est difficile de conclure en ce qui concerne l’état de la teneur tissulaire, sur le

vue de la simple élimination rénale.

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