‹ Contribution à l'étude de l'érythème noueuxChapitre 5 sur 14 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Il est difficile de tracer de l’érythème noueux un tableau clinique correspondant à la généralité des cas, surtout en ce qui a trait aux phénomènes généraux et aux complications. D'habitude la fièvre est assez marquée et l'affection mérite véritablement alors le nom « d’érythème noueux fébrile » (Rondot).

Ordirairement en effet l’affection s'accompagne de phénomènes prodromiques survenant quelques heures ou quelques jours avant l'apparition de l’érythème. |

M. le professeur agrégé Rondot (1) à bien étudié la fièvre

dans le cours de l'érythème noueux et il rapporte un cas où

l'éruption n'est apparue qu'après trois jours pleins de fièvre. En même temps des frissons se montrent plus ou moins marqués. L'angine est fréquemment signalée comme symptôme prodromique de l’érythème noueux, et alors deux cas peuvent se présenter : dans le premier, la manifestation angineuse appartient en propre à la maladie et en marque la pre-

‘mière localisation, comme dans les cas de Orillard, Brodier (2), Nicolle (3); dans le second, l'angine semble avoir seulement

(1) Rondot. L'érythème noueux fébrile et ses complications. J.-B. Baïllère Paris, 1883.

(2) Brodier. Med. Moderne. Sept. 1895.

(3) Wicolle. Médecine Moderne. Mai 1895.

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