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Remarquons que dans toutes ces observations les tares nerveuses où psychiques abondent, et que le terrain sur lequel l’émotivitè fait apparaître la névrose y est largement prédisposé. Il en est de même dans la plupart des cas qui vont suivre.
OBservaTioN XLIV (Résumée).
(Turgis, in Th. Paris, 1863. Obs. IV).
Femme de 46 ans, à antécédents nerveux, elle-même hystérique avec attaques convulsives, a eu de nombreux chagrins à la suite desquels se développe peu à peu un goître exophtalmique complet. À
Ici, les antécédents, l’hystérie concommitante ne laissent aucun doute sur la prédisposition innée de cette malade.
Ogservarion XLV (Résumée).
(Ball. Gazette des hôpitaux, 1873, page 107).
M.., âgée de 24 ans, entre le 21 novembre 1871, à l’Hôtel- Dieu. Antécédents héréditaires ou personnels nuls. Réglée à 18 ans. Pas d’enfants. Menstruation régulière.
Vives contrariétés, puis maladie de Basedow. Celle-ci a commencé par des palpitations cardiaques qui ont été en augmentant. Quatre mois plus tard, exorbitisme ; deux mois après, tuméfaction du cou et vitiligo. Il y a 18 mois, une attaque d’hystérie, qui s’est renouvelée souvent depuis. Amaigrissement, affaiblissement musculaire. Sensibilité normale. Pouls 104. Poumons normaux. Exorbitisme très prononcé. Pupilles très dilatées. Vitiligo sur le
Mignon : 7
0e cou, le dos, les épaules, la taille ; sensations de chaleur, insom-
nies, caractère bizarre.
Cette malade ne présente pas d’antécèdents connus ; cependant c’est une nerveuse, une hystérique même, donc une névropathe ; par cela même elle est prédisposée, sous l'influence des émotions, au développement du syn-
drome de Graves.
Ogservarion XLVI (Résumée).
(Marie, loc. cit. Obs. VIII)
Femme, 49 ans, passementière. Cousin fou. Il y a 8 ans, grands chagrins et ennuis. A la suite, palpitations. Bonne santé antérieure. Puis peu à peu apparaissent tous les autres symptômes du goître exophtalmique.
Caractère irritable et émotif.
Osservarion XLVII (Résumée).
(Marie, oc. cit. Obs. XI).
Madame C.., 51 ans, couturière. Mère et sœurs nerveuses. En: 1871, grandes contrariétés qui ont amené des palpitations, du tremblement et une augmentation notable d’un goître ancien.
OBservaTION XLVIII (Résumée).
(Daubresse, loc cit. Obs. XXV).
Maladie de Basedow fruste sans exophtalmie chez une femme de 53 ans, très nerveuse, à antécédents nerveux, à la suite d’un.
violent chagrin et d’un accès de mélancolie.
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OgBservarion XLIX (Résumée).
(Gros, loc. cit. Ohs VII).
Madame G... perd son mari. Grand chagrin. A la suite, goître exophtalmique avec troubles mentaux qui s’exagèrent par une
fièvre typhoïde intercurrente. Internement dans un asile.
OBservaTiON L (Résumée).
(Bertoye. Th. Lyon, 1888. Obs. Il.)
Femme, 34 ans, lisseuse. Antécédents tuberculeux et nerveux. Æn 1873, émotion violente au moment des règles. À la suite
tremblement, puis maladie de Basedow complète.
OBsEerRvATION LI (Résumée).
‘ (Rivalier, Loc. cit. Obs. VII).
Florentine K, bijoutière. Mère nerveuse et rhumatisante. En 4887, vives contrariélés. A la suite, tremblement. Dans l’espace
d’un an apparaît tout le syndrôme de Basedow.
OgservarTion LII (Résumée).
(Rivalier Loc, cit. Obs. IX).
Léontine R. Couturière 24 ans. Mère très nerveuse ; un frère idiot. Santé parfaite jusqu’à 23 ans. En 1888 grands chagrins à la suite, palpitation, puis tremblement, puis tous les autres symp-
tômes de la maladie de Basedow.
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OBservATION LIII (Résumée).
(Meynert, in th. Martin. Obs. X).
Malade de 17 ans. Dispositions névropathiques héréditaires. Chagrin causé par la mort de sa mère. Alors éclate la maladie de
Basedow, avec agitation maniaque, hallucination, folie. OgservaTion LIV (Résumée).
(Bæœdecker, in th. Martin. Obs. XXIV).
A. S..., comptable, 28 ans, marié. Depuis l’âge de 12 ans, céphalalgie, fourmillements, incapacité de penser; aphasie transitoire. Sa belle-mère atteinte de maladie de Basedow vient à mourir ; il dut lui enlever une bague et en fut impressionné : peu après éclate la maladie de Basedow et il entre à l'hôpital avec le
syndrome complet. Phénomènes mentaux surajoutés.
Nous pourrions facilement ajouter à cette énumération un grand nombre d’autres cas tous semblables entre eux; nous aurons du reste l’occasion de retrouver plus loin l’émotivité dans des observations que nous citerons à un autre point de vue; aussi pensons-nous qu’il est inutile d’en donner ici davantage pour le moment. Nous tenons seulement à faire remarquer que dans tous les cas que nous venons de résumer (sauf celui de Ball), l’hérédité névropathique et la dégénérescence sont notées dans les antécédents. Les thèses de Marie, de Gros, de Bertoye, de Renault, de Rivalier, de Martin, de Brunet, etc., sont pleines d’observations, de ce genre, où l’émotivité semble être sous la dépendance de l’héréditè nerveuse.
Il est vrai qu’à côté des faits vulgaires, il en est dote
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tres plus rares, où les chagrins et les émotions paraissent seuls entrer en jeu dans la genèse de la maladie de Basedow, en dehors et indèépendammnt de toute notion d’hérédite.
Dans la thèse de Bénard, observation V; dans celle de Marie, les observations III, VI, VII; dans celle de Gros, les observations IV et VII; dans celle de Renault, les observations III et XXI; d’autres encore de Lasvènes, de Bronner, de Daubresse, de Villeneuve, ne fontaucune mention de tares héréditaires quelconques. Mais quand on songe d’une part combien il est parfois difficile de dépister ces tares dans l’interrogatoire des malades et des familles qui les cachent avec soin, et d’autre part à l’ex-— ‘trême fréquence de la notion d’émotivité chez bien des malades qui n’en sont jamais devenus exophtalmiques, on ne peut pas s'appuyer avec confiance sur ces Cas isolès et probablement incomplets, pour ôter à l’hérédité sa valeur pathogénique et faire de l’émotion une cause productrice primordiale du syndrome de Basedow. Certes, il y a des cas où «ce syndrome apparaît nettement après une colère, une peur, un vif chagrin; mais que l’on examine à fond les malades, et on pourra toujours trouver ou tout au moins légitimement soupçonner une tare quelconque de dégénérescence.
| Cest pour ces raisons diverses que nous regardons lémotivitèé comme une des causes provocatrices les plus fréquentes de la maladie de Basedow, mais comme une cause provocatrice seulement et rien de plus. Il faut en général que le terrain morbide soit atteint de dégénèrescence ordinairement héréditaire, peut-être même quel-
Eee quefois acquise, comme cela se voit à la suite d’infections ou d’intoxications graves et prolongées, pour que lémotivité, quelle que soit la puissance de son action, fasse apparaitre et évoluer une maladie de Basedow.