‹ Contribution à l'étude de l'étiologie du syndrome de BasedowChapitre 4 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Tout a êté dit, depuis quarante ans, sur l’étiologie et la pathogénie du goître exophtalmique. A la suite de la fameuse discussion soutenue devant l’Académie de mêdecine entre Trousseau et Piorry en 1862, et jusqu’en ces derniers temps, où, sous l’influence de l’école allemande, la théorie de l’intoxication thyroïdienne semble gagner chaque jour de nouveaux adeptes, les opinions les plus diverses ont trouvé d’habiles défenseurs, et ont eu chacune leur temps de célébrité. Il faut avouer cependant que nous ne sommes pas aujourd’hui beaucoup plus avancès qu’à l’époque où Charcot exposait si brillamment la théorie nerveuse du syndrome décrit par Graves et Basedow. En effet, au moment où l’on aurait pu croire le goître exophtalmique définitivement classé dans le cadre

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nosologique des névroses, surgit tout à coup une théorie nouvelle qui fait dépendre tous les symptômes observès d’une altération du corps thyroïde, et vient battre en brèche, comme le faisait Piorry au premier jour, la théorie nerveuse. :

Nous n’avons pas la prêtention de clore ce débat, ni même de développer ici une opinion personnelle en faveur de l’une ou de l’autre des théories actuellement en cours. Notre but est plus modeste; nous affranchissant de toute idée préconçue, nous laisserons intentionnellement de côtè tout ce qui a rapport aux discussions de pathogènie, et nous ne nous occuperons que de Pétiologie de la maladie de Basedow ; nous essayerons de faire à chaque facteur étiologique la part qui lui revient dans l’évolution de ce syndrome, et d’après le résultat de nos recherches nous établirons un essai de classification des diverses causes qui auront pu présider à l’éclosion de l'affection qui nous occupe.

Mais avant de pénètrer dans le cœur de notre sujet, qu’il nous soit permis d’exprimer toute notre reconnaissance à nos Maîtres de l'Ecole et des Hôpitaux de Reims, et en particulier à MM. les professeurs Luton, Decés et Harman, qui ont guidé avec tant de dèvouement nos premiers pas dans la carrière médicale; que MM. les D' Bucquoy, A. Robin et Hutinel veuillent bien agréer expression de notre sincère gratitude, pour la bienveillance qu’ils n’ont cessè de nous témoigner pendant les quelques mois que nous avons eu le bonheur d’être leur élève; nous remercions aussi bien vivement notre ami M. le D' Michel, ancien interne lauréat, qui a guidé nos

ENTRE -êtudes avec tant d’affabilité, et dont l’enseignement nous a toujours êté si profitable.

Que M. le D' G. Arthaud, chef des travaux de physiologie générale au Muséum, reçoive ici le témoignage sincère de notre plus profonde reconnaissance pour l’accueil si amical que nous avons sans cesse trouvé près de lui, pour les conseils et l’enseignement qu’il nous a toujours prodiguës, pour le dévouement et la bienveillance dont il a toujours fait preuve envers nous et dont nous garderons un impérissable souvenir.

Enfin nous adressons à M. le professeur F. Raymond, hommage de tout notre respect et de nos sincères remerciements pour l’honneur qu’il nous fait en voulant bien accepter la présidence de notre thèse : nous invo-

querons plus d’une fois son autorité scientifique dans le cours de notre travail.

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