LE PROFESSEUR JOFFROY
DE
L'ÉTIOLOGIE GÉNÉRALE
Bien avant de commencer nos études médicales, notre séjour en Allemagne nous avait initié aux travaux de micrographie.
C'est à Otto Heubner de Leïibzig que nous sommes redevable de ces connaissances; ses travaux sur la diphtérie et en particulier sur la structure de la membrane diphtérique nous avaient vivement intéressé. Il est vrai, et nous l'avons bien vu depuis, que M. Leloir avait devancé et de beaucoup les recherches d'Heubner.
Nous nous sommes tourné avec une vive curiosité vers l'étude de cette maladie iniéressante, mais redoutable entre toutes, malgré tous les traitements en honneur. Mais bien que nous ayons fait de la diphtérie une élude approfondie, nous nous sommes attaché uniquement dans
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ce pelit travail aux recherches étiologiques. Encore faulil dire que nous avons principalement en vue l’étiologice aviaire de la diphtérie.
La bibliographie, depuis les immenses progrès de la bactériologie et de la micrographie, est devenue considérable. Aussi, demandons-nous l’indulgence pour la longueur de notré index bibliographique ; cependant nous nous sommes borné exclusivement aux auteurs qui on& traité ce sujet au point de vue étiologique et bactériologique. qe
Encore nous avons dû faire bien des omissions.
Dans la première partie de notre travail, nous avons jeté un coup d'œil rapide sur la marche de la diphtérie { pour apprécier à sa juste valeur le fléau qui nous frappe » (Janssens) ; et, sans faire un tableau complet de la morbidité et de la mortalité par diphtérie, nous avons essayé de donaer une vue d'ensemble de l'extension toujours croissante de la maladie.
Nous avons passé en revue la symptomatologie générale de la diphtérie humaine et aviaire, les différentes formes que peut revêtir la maladie chez l’homme et les oISeaux.
Nous avons fail une étude rapide sur l'anatomie pathologique des fausses membranes et des viscères dans les deux affections. Enfin nous avons cherché les ressemblances et les différences que présente au point de vue de la bactériologie le bacille de Klebs-Lôüffler et le bacille de la diphtérie aviaire. Au point de vue exclusif de la bactériologie, la différence est grande, mais quand on
abandonne les expériences de laboratoire pour se placer
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sur le grand terrain de la pratique journalière, les choses se simplifient. Le bacille diphtérique n’agit jamais isolément sur notre organisme, il trouve, au milieu d’autres microbes qui se disputent notre existence, un terrain favorable à son évolution.
Enfin nous avons essayé de démontrer par de nombreuses observations en restant exclusivement « sur le terrain des faits, que la notion de la transmission de la diphtérie de l’animal à l’homme, et particulièrement des gallinacés à l’homme, doit être acceptée en raison de la multiplicité et de la valeur des faits observés, comme une des mieux établies, et des plus précises de Pétiologie » (Longuel).
En commençant ce travail modeste, nous sommes heu reux d'exprimer publiquement notre reconnaissance à nos maîtres, et nos remerciements à tous ceux qui nous ont fait du bien.
Nous avons eu l'honneur de suivre le service de diphtérie de MM. Descroizilles, Jules Simon et E. d'Heilly.
Nous remercions particulièrement M. d’Heilly, médecin de l’hôpital des enfants malades, de la bienveillance qu’il nous a constamment témoignée.
C'est à MM. les Professeurs Verneuil, Tillaux et Reclus que nous sommes redevable de nos connaissances chirurgicales,.
Le lemps que nous avons passé sous leur direclion laissera en nous une profonde empreinte.
M. le Professeur Lancereaux nous a initié aux secrels des sciences médicales. Que ce maître vénéré reçoive l'as-
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surance de notre affection et de notre plus vive gratitude.
Dans le service de M. Cuffer, nous avons fait une étude approfondie des affections cardiaques.
Nous devons à MM. Albert Robin et Constantin Paul de savoir faire une thérapeutique raisonnée et appliquer les traitements appropriés aux différentes maladies que nous rencontrerons dans notre pratique journalière.
Nous remercions M. le professeur Pinard de l'accueil bienveillant qu’il nous a fait à la Clinique Baudelocque et de tous les bons conseils qu’il n’a cessé de nous prodiguer, pour faire de nous un accoucheur habile.
A l’école de ces maîtres de la médecine et de la chirurgie, nous avons appris à faire un bon examen clinique des malades, sans lequel il n’y a pas de médecine possible.
Nous remercions également M. le professeur Laveran de nous avoir fourni, avec une bonne grâce parfaite, tous
les renseignements utiles, et d’avoir mis à notre dispo-
sition les ouvrages que nous avions à consulter.
M. le professeur Joffroy a bien voulu nous faire l’honneur d'accepter la présidence de notre thèse, nous le prions de recevoir l’assurance de notre profonde reconnaissance.