‹ Contribution À L'Étude De L'Étranglement Interne D'Une Anse Grêle A travers Le Grand EpiploonChapitre 19 sur 25 · C. — SIGNES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

C. — SIGNES PHYSIQUES

1) Inspection : la première chose à noter est le ballonnement abdominal, parfois généralisé (PONCET et FELDMULLER) souvent caractérisé par un aspect globuleux médian, sans que le cadre colique se dessine sous la peau. Ceci correspondrait à une dilatation du grêle et, en conséqüence, amènerait à penser à un obstacle siégeant sur la partie terminale de ce dernier.

DANESI et BANTI (Lo Sperimentali, 1899) ont consigné dans une de leurs observations, une disposition toute particulière : leur malade présentait un abdomen météorisé et séparé en deux lobes par un large sillon allant transversalement d’un côté à l’autre, à environ deux doigts au-dessous de l’ombilique. Le lobe supérieur, sonore, représentait l'estomac et des anses grêles dilatées par les gaz. Le lobe inférieur était mat. Entre les deux lobes, on trouvait l’épiploon tendu par des brides, au travers duquel passait une anse grêle herniée.

Nos deux dernières observations VIII et VII, ainsi que l'observation VI, nous montrent des malades dont l'abdomen, ballonné dans l’ensemble, présentait en outre un météorisme localisé à la région para-ombilicale droite : région où l’on a trouvé l’anse herniée dilatée. À

En aucun cas nous n'avons observé de mouvements péristaltiques, probablement à cause de la paralysie précoce de la musculature intestinale.

2) Palpation : au palper, l'abdomen est le plus souvent douloureux dans son ensemble avec un maximum au niveau de la région para-ombilicale droite. A cet endroit, la palpation entraîne ordinairement une réaction de la paroi et parfois des vomissements bilieux — observation VII —. :

3) Percussion : la percussion met en évidence le tympanisme abdominal. L’exsudat séro-sanguinolent

que l’on trouve assez souvent lors de l’ouverture de l'abdomen, n’est généralement pas assez abondant pour donner une matité dans les flancs. Elle n’existe d’ailleurs qu’en cas d’étranglement très serré et lorsque le malade est examiné tardivement.

4) Toucher : en pareil cas, on devra toujours terminer l’examen par un toucher vaginal et rectal.

Au total donc, signes cliniques éommuns à toute occlusion, d’où émerge parfois un signe de Von Wahl avec en plus, une contracture localisée et une hyperthermie pouvant égarer le diagnostic vers la crise appendiculaire aiguë.

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