CONCLUSIONS
1°. — Les occlusions internes causées par l’étranglement trans-épiploïque d’une anse grêle sont des accidents très rares (moins de cinquante cas publiés à l'heure actuelle).
2°. — Ces hernies internes s’observent indistinctement chez des adultes des deux sexes, principalement chez les sujets maigres. Parfois, la minceur de l’épiploon et sa fixation au devant de la masse des anses intestinales, due à des adhérences ou brides d'origines opératoires ou infectieuses (syphilis — tuberculose) en seront les éléments prédisposants.
Ces hernies siègent avec prédilection à droite, à l’aplomb du pylore, au-dessous de l’accolement coloépiploïque.
3°. — La cause immédiate de l’étranglement est un effort ou un traumatisme.
L’anse étranglée est presque toujours une anse grêle, souvent la dernière anse iléale.
40, — L’étranglement herniaire n’est que la terminaison d’un état de chose qui existait souvent depuis longtemps, évoluant sans bruit et passant de ce fait inaperçu.
5°. — Le diagnostic de ce type d’occlusion est très difficile. Seuls l’évolution subaiguë des phénomènes occlusifs et le siège de la douleur pourront y faire
penser. En pratique, le tableau clinique qu’il provoquera, amènera le praticien à la notion d’ileus mécanique et c’est seulement au cours de l'intervention que le diagnostic sera complété ou affirmé.
6°. — Le traitement est uniquement chirurgical. La hernie, reconnue, sera facilement-réduite par agrandissement de l’orifice épiploïque.
L’intégrité de l’anse herniée est habituellement vérifiée sous le sérum tiède et après injection d’adrénaline dans le méso.
En ce qui concerne l’épiploon, le mieux est d’en pra-
tiquer la résection partielle, si la brèche est située à la périphérie, totale si elle occupe une situation mé-
diane, plutôt que d’en faire la simple oblitération.
Vu, le Doyen : Vu, le Président de Thèse : BINET PETIT-DUTAILLIS
Vu et Permis d'Imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris SARRAITLH