TRAITEMENT
Il n'existe qu’un moyen de pallier à ce genre d’occlusion, c’est l’intervention chirurgicale. Celle-ci devra être aussi précoce que possible.
On emploiera de préférence l’anesthésie générale classique, par inhalation. Dans certains cas, on a pu faire une rachi.
L’incision la plus favorablé est la médiane sousombilicale. Mais lorsque l’on a pratiqué une incision de Mac Burney, pensant à une appendicite aiguë, on aura avantage à la prolonger vers le haut.
On réduit la hernie par section de l’anneau fibreux épiploïque. Dans tous les cas observés, la contractilité des parois de l’anse herniée sous le sérum chaud, et après injection d’adrénaline dans le méso étant conservée, il n’y a pas eu lieu de pratiquer de résection intestinale.
En ce qui concerne l’épiploon, on se doit de le libérer des brides ou adhérences qu’il a pu contracter. Ensuite, on préférera à la simple oblitération de l’anneau, une résection épiploïque, soit partielle, soit totale.
S'il y a une nette réaction péritonéale, il est bon de drainer.
Soins post-opératoires.
1°. — Rechloruration du malade avec du sérum hypertonique intra-veineux.
AN Ce
2°. — Réhydratation au sérum physiologique souscutané.
3°. — Médication toni-cardiaque et morphine.
4°, — En cas de très grosses occlusions, aspiration
continue de Wangensteen, afin d'éviter le passage des matières toxiques dans la partie inférieure de l'intestin. On peut même faire cette aspiration duodénale avant d'opérer le malade, en cas de grosses occlusions, lorsque l’on pense que le degré de dilatation des anses intestinales sera une gêne pour le chirurgien.