CONCLUSIONS
19 L'histoire clinique du syndrome de la queue de cheval, qui était restée à l’état d’ébauche rudimentaire jusqu’à ces dix dernières années, s’est précisée sur un grand nombre de points. Grâce aux progrès de la sémiologie nerveuse (qui a apporté entre autres acquisitions le réflexe péronéo-fémoral postérieur de Guillain et Barré), grâce au concours de la ponction lombaire, grâce à la radiographie et grâce particulièrement aux blessures de la guerre, qui ont fourni un nombre tristement considérable d’expériences, utilisées par plusieurs neurologistes.
20 Jusqu’à ces derniers temps, le principal intérêt de la question et l’une des principales difficultés du diagnostic des lésions de la queue de cheval semblaient résider dans leur différenciation d’avec celles du cône. Un signe nouveau et fidèle a été donné par M. le Prof. Barré: la «manœuvre de la jambe» pyramidale» qu’il a décrite, existe dans les lésions du cône; dans les lésions de la queue de cheval, cette manœuvre est négative, ou bien on observe la manœuvre de la jambe «périphérique », qui est toute différente, facile à reconnaître.
3° Maïs, indépendamment de cette notion nouvelle, sur laquelle nous tenons à fixer l’attention, nous avons voulu exposer dans cette thèse une façon nouvelle
de concevoir le chapitre clinique des troubles de la
queue de cheval.
Au lieu d’en étudier un à un les symptômes particuliers, et cela pour chacune des branches nerveuses, nous avons décrit dans un ordre Spécial une série de tableaux cliniques, dans lesquels la notion causale se trouve étroitement liée à la physionomie clinique.
Ces groupements éiologico-cliniques, bien différents les uns des autres, non seulement par leurs causes spéciales, mais par l’évolution particulière de leurs différents facteurs constitutifs, permettent d’avoir une idée simple du chapitre complexe des troubles de la queue de cheval.
Ce mode de présentation de la question a en outre un avantage très grand pour le diagnostic pratique qui se trouve largement facilité. .
4° Nous avons exposé tour à tour (en des chapitres auxquels nous avons cherché à donner un développement à peu près proportionné à leur importance) ce qui a trait:
19 aux troubles de la queue de cheval par hématro-
rhachis ;
2° aux troublés de la queue de cheval par hémor-
rhagie méningée;
3° aux troubles de la queue de cheval parblessures
directes de la queue de cheval;
4° aux troubles de la queue de cheval par rachi-
anesthésie;
5° aux troubles de la queue de cheval par tubercu-
lose (lombaire, lombo-sacrée, sacrée); 60 aux troubles de la queue de cheval par ostéomyélite lombaire;
7° aux troubles de la quque de cheval par ostéo-
sarcome primitif ou secondaire;
89 aux troubles de la queue de cheva: par ménin-
gite syphilit que (syph lis spéciale au tabes);
9° aux troubles de la quque de cheval par malfor-
mation congénitale.
Le traumatisme est le plus souvent connu parmi l:s trois premiers groupes, et le syndrome produit a une physionomie et une évolution à lui.
Le 49 groupe est très spécial dans sa cause, ses sy mptômes, son évolution.
Les 5e-68-7e groupes forment également une famille naturelle, dans laquelle l’évolution, suraiguë, aiguë ou lente, constitue la grande différence.
Le 8 groupe, de üeaucoup le pus fréquent, est maintenant très bien connu.
5° Enfin, en plus de cette conception clinique commode que nous apportons, et des précisions sémiolcgiques sur lesquelles nous avons insisté, nous livrons dans cette thèse une documentation clinique importante, plus de vingt observations inédites, que nous devons à MM. Georges Guillain et J.-A. Barré, que nous remercions bien vivement, et à la clinique neurologique.
Le 28 mai 1923.
Vu : Vu :
Le Président de la thèse: Le Doyen de la faculié J.-A. BARRÉ. WEISS.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur. de P Académie de Strasbourg :
CHARLÉTY.