‹ Contribution à l'étude de l'évolution de la formule hémoleucocytaire dans la tuberculose humaine: son utilisation pour le pronosticChapitre 26 sur 46 · D1IU}{IO0NI[ 9[NUIO · texte numérisé non relu

D1IU}{IO0NI[ 9[NUIO

(061) ALvVa

°* 118) {009n9[-01)nou Juarjon()

SOUB[{ Sa1nqOr") ‘’S98n0I Sa[NqO1)

°°°" OUI{O[SOAIT

Etat stationnaire des lésions pulmonaires, avec tendance à la diminution des zones de congestion au niveau des sommets.

En résumé, amélioration légère, déjà esquissée au début du trailement sérique, non contrariée par lui, paraissant s'accentuer depuis le début des injections.

25 mai. État stationnaire. Perte de poids légère. Toux et expecloration diminuées, pas de vomissements; la malade mange peu, mais prend deux litres de lait par jour.

{® juin. La malade sort volontairement de l'hôpital. Elat stationnaire.

(Examens du sang : voir Tableau p. 125).

Image neutrophile du sang et valeur nucléaire

DATES Monnet NS (1910 par m.m.c. M non Etre nucléaire TM

119 avril 5.597 36,6! 40 |18,3| 4,1 | 0,8 | 193 % mai 8.227 90 45 | 15 9 { 397 5 mai 8.909 #4 48 | 15 2 1 315 7 mai 6.450 24 50 |21 5 0 316

13 mai 9.48% 22 43 | 26 7 2 509 17 mai 5.266 16 66 | 11 7 0 267 25 mai 10.913 18 54 | 22 n 2 265 le uin » 15 50 | 28 5 2 270

En résumé, une tuberculeuse de vingt-quatre ans, à loyers pulmonaires multiples, à expectoration riche en bacilles de Koch, à culi-réaclion à la (nberculine positive, est nolablement anémique; hyperleucocytose oscillant de 6.000 à 14.000, polynucléose presque constante avec diminution des autres éléments; un quolient neutro-leucocytaire assez élevé; une valeur nucléaire Îléchissante.

Pendant son séjour, celle malade à eu une période d’amélioralion passagère sous l'influence du sérum de Marmoreck, amélioration se traduisant dans les réaclions leucocytaires par une montée légère des éosinophiles, sans grande modification des autres éléments. En somme, courbe d'aggravation oscillante.

OBSERVATION NXXXIIT

Tuberculose pulmonaire à forme fibro-caséeuse Etat stationnaire

Marthe H..., âgée de seize ans, domestique, entre le 42 mai 1910, salle 5, lit 4, dans le service de M. le Professeur Cassaët, parce qu'elle souffre de la poitrine, crache et tousse depuis longtemps.

D'après ses dires, serait malade depuis trois semaines; la toux se serait installée à la suite d’un refroidissement, en même temps que s’installait une fièvre légère, avec perte de l'appétit; toux pénible, quinteuse, provoquant des vomissements alimentaires; pas d’expectoration avant ces jours derniers; actuellement, crachats spumeux, blanchâtres ; jamais d'hémoptysies; quelques sueurs nocturnes; amaigrissement notable depuis le début.

À toujours été bien portante; n'aurait pas eu d'adénite suppurée ; cependant elle à eu, il y a six ans, de l’ostéo-périostite du maxillaire inférieur à gauche, avec formation d'un abcès qui s’évacua spontanément; il en résulla une suppuration chronique d'un an de durée et une cicatrice plissée, irrégulière, adhérente à l'os; la suppuralion aurait guéri immédiatement après l’avulsion d’une dent cariée.

Pas de bronchites fréquentes l'hiver; pas de maux de gorge ni d'otite chronique; pas de conjonclivite. Pas de pleurésie; pas d'affection pulmonaire grave; pas de maladie infectieuse et éruptive de l'enfance.

Réglée à quinze ans; règles très irrégulières ; actuellement, n'est pas réglée depuis huit mois (en tout n'a eu que quatre menstrues). Pas de pertes blanches.

Domestique, fatiguait beaucoup; parfois, sous l'influence de la faligue, points douloureux dans l’hémithorax gauche.

Père mort jeune à la suite d'une affection chronique de la poitrine : mère morte il y a treize ans, de bronchite chronique et asthme. Notre malade est lille unique; les parents collatéraux sont bien portants.

19 mai 1910. Jeune lille non amaigrie, à état général assez salisfaisant.

Langue humide, non saburrale; pas de vomissements; digestions non

ad

troublées ; appétit accru depuis quelques jours; pas de diarrhée, selles régulières, pas de douleurs abdominales.

Pouls (120 pulsations) égal, régulier, tension faible.

Cicatrice à la joue droite, conséquence d'une brûlure ancienne. Pas de ganglions sous-maxillaires; la branche gauche du maxillaire inférieur est légèrement hypertrophiée et déformée au niveau de la cicatrice cutanée adhérente déjà notée.

Petits ganglions cervicaux en chapelets.

Pas de dyspnée; quintes de toux moins fréquentes, ne se produisant guère que le matin au tever; expceloration très peu abondante; très peu de sueurs nocturnes.

Examen des poumons: pas d'amaigrissement spécial de la cage thoracique. Submatité au sommet gauche en avant. A ce niveau, dans le tiers supérieur du poumon, jusqu’au mamelon, murmure vésiculaire très diminué; nombreux frottements; craquements humides; pas de souffle,

A droite, respiration rude au sommet; expiration prolongée; pas de bruits surajoutés.

En arrière, submatité de la fosse sus-épineuse gauche ; murmure vésiculaire très diminué sur toute la hauteur du poumon; craquements humides jusqu'au tiers inférieur de l'omoplate. Frottements pleuraux dans toute la base. À droite, respiration forte de suppléance, sonorité normale.

Cœur : Tachycardie, roulement diastolique, léger souffle présystolique ; dédoublement inconstant du deuxième bruit.

Foie, rate : normaux, indolores.

Abdomen indolore ; pas de manileslations vertébrales ni osseuses.

Traitement : Gaïacol, cacodylate de soude, suralimentalion.

Poids le 17 mai, 47 kilogrammes.

25 mai. Etat slalionnaire avec tendance à l’aggravation. Légère baisse du poids.

La température, sensiblement normale à l'arrivée, est depuis plusieurs jours élevée, avec des oscillations d'amplitude exagérée.

Les lésions pulmonaires sont stationnaires.

Vomissements alimentaires assez fréquents à la suite de quintes de toux.

Cependant l’état général n'est pas mauvais. La malade mange avec appétit, digère normalement, dort bien.

juin. Etat stationnaire. Reprise légère du poids ; la température se maintient assez élevée au voisinage de 38°.

L'appétit est conservé; pas de diarrhée; plus de vomissements; diminulion de la toux. ;

En résumé, état stationnaire, avec tendance à l'amélioration.

Culi-réaction à la luberculine brute, positive, moyenne.

Crachats :#Bacilles nombreux dans les crachats (7 à 8 par champ d'immersion) ; très peu de microbes d'infection secondaire.

10 juin. La légère amélioration notée précédemment ne se maintient pas; l'appélit est médiocre; la température reste élevée, malgré les antithermiques employés; la chute de poids est progressive :

17 mai

SE Sn M deg 46 kil. 050 DATES EC EE M Re 45 kil. 900 ER A La Set ne Eat w Lots 45 kil. 300

Les lésions pulmonaires s'accroissentrapidement. On note à l'examen du poumon gauche : submatilé sur toute la hauteur; diminution du murmure vésiculaire dans tout le poumon; au sommet, gros râles humides bulleux, sonores; râles sous-crépitants abondants dans les liers moyen et inférieur.

DATE (1910) 19 mai 25 mai 4 juin

D lbbiner rule er, Dre 95 °/ 93 °2 90.*/. | ONDES OUEN a 3:444.000 5.022.000 »

CHODUICSDIANCE MER ORNE LIMNT.r 11.780 9.920 9.300! £ | Polynucléés neutrophiles .......... 72,44 °/, | 74,82 °/, | 78,173 °/. E Polyaneléétéosimophiles-e 2 ""7" 0,72 2,25 3,41 Mastrolion ue... MA ” »

£ Mononucléés multilobés .....,..... 0,48 1,22 2,10 Quotient neutro-leucocytaire .......... 2,5 3 7

Dupérié 9

Pnage neutrophile du sang et valeur nucléaire

ARS IE ESes ne Polynucléés 4 4 Valeur mire neulrophiles |- RENTE RS tue 1910 par m.m.c. M | chan Etr, 5

149 mai Ë 16 6 238 25 mai 422 5 | 44 de 224 4 juin . 92 14 240

En résumé, luberculose pulmonaire à foyers multiples, disséminés, avec bacilles nombreux dans les crachats; très peu d’inlection secondaire ; culi-réaction positive. L'examen du sang indique une anémie de moyenne intensité ; hyperleucocytose au-dessus de 11.000; polynueléose, hypo-éosinophilie, quotient neutroleucocytaire à 2,5, valeur nucléaire faible (238). L'état de la malade reste stationnaire ou s'aggrave légèrement. Les résultats de l'examen du sang en série n’indiquent guère qu'une tendance à l’aggravalion. Les constatations cliniques et hématologiques s'accordent pour commander un pronostic des plus réservés.

Page 1