L. Latour
Ver dues
Lanoline et blanc de baleine sont mélangés et portés à l’ébullition dans un récipient en porcelaine préalablement flambé. Le liquide est remué constamment avec un agitateur de verre, car il se répandrait de tous côtés en bouillant. La stérilisation faite, on laisse refroidir à 50 degrés. Le liquide est alors versé goutte à goutte dans un mortier flambé, tandis que avec le pilon on lui incopore les autres
substances préalablement triturées et mélangées.
Fi. 3. — Seringue munie d’un embout
L'on conserve cetle préparation dans des flacons bouchés et mis à l’abri de la lumière.
Solide à la température ordinaire, cette mixture est d'un beau jaune et doit conserver cette couleur. Au moment de s’en servir, on la fait chauffer au bain-marie jusqu’à fusion ; maison évite de la porter au delà de 55 degrés, car elle prendrait une teinte brune par décomposition de l’iodoforme.
Pour faire l'injection, on se sert de seringues en verre slérilisées, d’une contenance de 5 à jo centimètres cubes, que l’on a eu soin de maintenir dans de l’eau tiède, afin que la mixture reste liquide à l'intérieur. On verse la préparation dans un godet et
assez profondément dans la fistule sans en déchirer les parois. La substance à injecter est alors poussée lentement et s'ilexiste plusieurs orifices fistuleux, un tampon placé dans la main gauche appliquée à plat, les ferme, tandis que la main droite maintient ja seringue en place pendant deux minutes, temps nécessaire à la solidification du mélange. L’on pro-
FiG. 4. — Pendant qu’on fait l'injection, les autres orifices fistuleux sont fermés avec des tampons jusqu’à solidification de la pâte
cède ensuite à un pansement copieux, cetteinjection est renouvelée une ou deux fois par semaine, par dix centimètres cubes à la fois, au maximum. Il est rare que celle dose soit atteinte, mais même alors on n'arrive pas à la limite de la toxicité.
Le D" Cayre, chirurgien de l’hôpital Eazin, conserve la pâte dans des tubes en étain au bout desquels est vissé un embout, lui-même muni d'une coiffe du même métal. Avant de s’en servir, on plonge le tout dans de l’eau tiède, on enlève ensuite la
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l’on aspire. La seringue est munie d'un embout métallique dont la forme spéciale permet de pénétrer coiffe et après avoir introduit l'embout dans la fistule, on presse sur le tube et l'injection se fait ainsi, sans que l’on ait besoin d'une seringue spéciale. Chaque malade a son tube ; l’embout d’ailleurs peut être flambé, puisque l’étain ne fond qu’à 225 degrés.
2 Fig. 5