PS ME
permis de commencer les injections dont nous allons donner la méthode.
TRAITEMENT PAR LE MÉLANGE DU Dr CALoT
Il n’est 8pas indifférent d'employer tel véhicule lplutôt que tel autre ; il faut choisir des produits orga-
Frc. 1. — Différentes formes d’embouts
niques qui seuls sont résorbés par les tissus. Et même parmi eux tous n’ont pas la même valeur. M. Calot a abandonné son premier mélange fait avec du naphtol camphré et de la stéarine, à la suite de quelques cas très rares d’ailleurs, de rétention du corps gras dans la cavité. Cet accident arrive souvent avec les produits inorganiques, qui ne se résorbant pas, restent dans la cavité, empêchant le drai-
Rte,
nage et occasionnent parfois une rétention de pus avec tous les phénomènes douloureux qui laccompagnent. La paraffine est un de ces produits et elle est tellement peu résorbable qu'on l’emploie aujourd'hui dans la prothèse chirurgicale.
Voici la formule du mélange tel que nous l’em-
ployons :
Iodoforme:s2iifs sert. M4 NS EH LE 20 gr.
Naphtol camphré............... Va Eudahe e 6 gr. Phénol:camphré een te ANT 6 gr.
Gaiacol cristallisé...:.....:2:,..:... 8 gr.
CFÉOSOLE METRE MR RUE RE ects ne 5 gr.
Éanoline HERISSON EEE 5o gr.
Blanc. de baleine eee ER 5o gr.
Liquide à 41°5, cette préparation est solide à 3995.
L'iodoforme, CHF.— Est le médicament le plus employé dans les tuberculoses chirurgicales. En effet, son pouvoir antiseptique, faible in vitro, est au contraire très puissant in vivo. C’est que dans les milieux alcalins et en présence des corps organisés, albumines, graisses, produits d'excrétion ou de sécrétion cellules, microbes eux-mêmes, il est décomposé en partie ou en totalité avec mise en liberté d'iode,cette teneur en iode est de 96°7 0/0 de son poids.
A faible dose, sa toxicité est nulle et les malades supportent 4 ou 5 grammes, le maximum employé, sans éprouver de malaises. Dans les intoxications légères, on constate de l’inappétance, de la céphalal-
gie, de l’insomnie. Mais dans les intoxications graves,
l’anorexie est presque absolue, les vomissements fréquents. Le malade est en proie à des hallucinations des insomnies, des délires, surtout la nuit. Le pouls est accéléré.
Peu irritant pour les muqueuses, l’iodoforme est légèrement anesthésique.
Le naphtol B (C“-H'-OH) B, mélangé avec deux parties de camphre, devient le naphtol camphré et voit son pouvoir antiseptique considérablement augmenté.
Ce médicament a été appelé la &curette chimique». I! est en effet très caustique et cette propriété est utilisée pour la destruction des foyers tuberculeux. Mélangé à un corps inerte, tel que les graisses, il est absorbé moins rapidement et l’on peut ainsi en injecter de plus grandes quantités. Certains praticiens en ont employé jusqu’à 20 grammes sans avoir des accidents; d’autres ont rapporté des cas de mort après une injection de o gr.60. Pour notre part nous avons la précaution lorsque nous avons enfoncé l'aiguille, d'attendre quelques instants et de ne pas faire l’injection si nous voyons s’écouler du sang; nous en injectons alors volontiers de 2 à 8 grammes. Le danger du naphtol vient en effel de sa pénétration dans la circulation générale.
On voit alors le sujet palir, tousser, tomber en syncope, et si l’intoxication est trop grave, mourir au
milieu de violentes con\ulisions.
Phénol camphré. — I1 semble que le camphre
So =
augmente le pouvoir antiseptique et irritant des phénols. L’acide phénique qui par lui-même détruit les muqueuses et coagule les albumines, devient très caustique lorsque on le mélange à du camphre. Il ajoute alors son effet à celui du naphtol camphré auquel on peut le substituer en partie lorsque l'on craint les intoxications par ce dernier. À la dose de 60 centigrammes à 1 gramme ilest inoffensif. À la dose de 1 à 2 grammes, il cause des étourdissements, des vertiges, des fourmillements dans les doigts, des bourdonnements d’oreilles, des sueurs abondantes et un abaïssement de température de quelques degrés.
OH Le gaïacol CH , est avant tout un anli- O-CH° pyrélique el un analgésique. Il atténue ainsi les douleurs que pourraient provoquer le naphtol et le phénol par ieur causticité. On peut l'utiliser, sans danger à la dose de 3 à 4 grammes ; mais avec des doses élevées on constate des hypothermies inquiétantes, du collapsus, une analgésie très nette.
La créosote officinale, est un mélange de composés phénoliques dont le créosol, le gaiacol, des crésylols du phlorol, etc. C’est un médicament d’une grande valeur et un antiseptique puissant. Même à des doses minimes elle préserve les substances animales de la putréfaction et arrête les fermentations. Elle constitue le médicament par excellence de là tuberculose : Bouchard et Grimbert ont montré qu’elle retarde la
vitalité du microbe tuberculeux et peut même le tuer. Son pouvoir toxique ne se fait sentir qu’à de fortes doses puisque à l’intérieur on peut en prendre jusqu'à 4 grammes,
La lanoline ou lanoléine, extraite du suint de mouton est une substance d’une couleur blanc jaunâtre, d'une odeur faible. Elle doit. fondre à 42 degrés ; impure, son point de fusion est inférieur à la tempéralure du corps.
FrG. 2. — Embout dont la «coquille»,creusée pour en diminuer le poids, empêche le liquide injecté de refluer à lextérieur
Le blanc de baleine où sper macéeli,produit retiré de la narine droite du cachalot, estune substance solide, légère, cristalline, blanche, fondant à 49 degrés.
Ces deux graisses, on le voit, sont uniquement d’origine animale, et elles peuvent comme telles être
résorbées en totalité.
Modus faciendi. — Nous préparons nous-même cette pâte enfin d'être plus sûr de notre antisepsie et
nous n’en préparons qu'une petite quantité à la fois.