‹ Contribution à l'étude de l'évolution et du traitement des fistules tuberculeusesChapitre 19 sur 31 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

M. L..., vingt-six ans. Institut orthopédique.

A l’âge de dix-neuf ans, la malade ressent des douleurs dans son pied droit; ces douleurs augmentent à la pression et il existe un léger gonflement. La marche est normale. Trois médecins voient le pied et l’un deux propose des pointes de feu; la malade refuse et le Dr Beurnier met un plâtre pendant quinze jours. Cela n’amène pas de changement ; il existe à la sortie du plâtre du gonflement et de la douleur à la pression. La marche est bonne quoique un peu douloureuse,

Un spécialiste de Namur fait des injections de chlorure de zinc sous chloroforme ; ces trois injections déterminent trois escharres.

Quinze jours après, ce même chirurgien fait un grattage du côté externe. Au bout de quatre mois, la plaie se ferme. Tous les mouvements sont conservés et la malade n’éprouve pas de douleurs pendant cinq ans.

En novembre 1910, la malade éprouve une légère douleur au talon. Son médecin la traite pour du rhumatisme, au moyen de vésicatoires, baume tranquille, bains de vapeur.

Deux mois après, la malade va à Berck avec un pied violacé, très gonflé, énorme, très douloureux à la pression ; dévié en équin très prononcé. La marche est impossible. Le D" Calot fait six injections de mixture fondante ; une fistule s'ouvre du côté interne. On fait deux injections de pâte et la fistule se referme après quinze jours. On fait alors trois

injections d'huile iodoformée.

Après quelques mois de repos, le pied est redressé en trois fois. La malade est revue le 23 février 1912; son pied

est très droit et n'est plus douloureux.

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