‹ Contribution à l'étude de l'évolution et du traitement des fistules tuberculeusesChapitre 24 sur 31 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

H. N..., quinze ans. Institut Orthopédique.

En 1906, le malade (sujet anglais) a eu une scarlatine ; quelque temps après est survenue une tuberculose pulmonaire du premier degré, qu’un médecin a traité dès le début par des injections de tuberculine ; les lésions ont régressé.

En 1907, le malade a éprouvé une légère douleur dans le pied gauche qui s'est dévié en varus ;il a boité pendant six mois sans suivre de traitement.

Une radiographie prise à ce moment-là n’a permis de voir aucune lésion osseuse. On a placé un appareil orthopédique qui reposant sur le bassin et passant à 3 centimètres audessous du soulier, permettait au malade de ne pas marcher sur son pied ; une semelle de 3 centimètres était placée sous Ie pied sain pour donner aux deux membres la même longueur. Cet appareil a été conservé dix-huit mois ; le malade avait une injection de tuberculine par semaine. Les douleurs persistant toujours on a fait un plâtre que le malade n’a pu garder que quinze jours à cause d’un gonflement du pied. L'appareil orthopédique a été remis jusqu’en décembre 1910,

Un nouveau médecin a traité cette affection pour du rhu= matisme : mouvements et massage.

En mars 1911, chute de bicyclette ; nouvelle entorse au même pied. De nouveau traité pour rhumatisme après guérison de l’entorse.

À la fin mars, un chirurgien anglais a posé le diagnostic

d’arthrite tuberculeuse et proposé l'’amputation. La famille

a refusé ; à peu de jours de là est survenu un abcès au-dessous de la malléole ; il a été gratté.

Le malade est arrivé à Berck en mai 1911 avec deux fistules au-dessus et en arrière de la malléole interne, 5 millimètres en avant du tendon d'Achille. La radiographie | a montré une lésion de la partie externe de l’astragale.

Le D" Calot a fait pendant les mois de mai, juin et juillet 32 injections de pate, par 3 centimètres cubes à la fois. Les fistules ont été fermées au début du mois d'août 1911.

Le pied qui était en varus équin, a été redressé en trois fois et plâtré chaque fois. Depuis février 1912, le malade marche avec un appareil en celluloïd. La cicatrice est très solide ; les douleurs n'ont plus reparu ; la mobilisation du

pied est parfaite.

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