L. Latour
d'étonnant alors que des malades anémiés voient leur état s'améliorer après un séjour dans les allitudes. |
Dans les hauteurs, la luminosité est remarquable, et c’est là que l’on a plus spécialement fait des cures de soleil qui sont si favorables à l'arrêt de développement du bacille de Koch.
Mais d’après le D' Barbier, médecin de l'hôpital
Hérold, la luminosité serait plus intense au bord de la mer; celle-ci absnrbe les rayons caloriques et réfléchit les rayons lumineux et les rayons ultraviolets. + A l'hôpital Cazin-Perrochaud, nous mettons les enfants sur des terrasses de huit heures du inatin à six heures du soir, et nous exposons leurs ulcérations au soleil trois heures dans l’après-midi.Ce traitement est très douloureux au début, et produit quelquefois des dermiles aussi devons-nous mettre une gaze pour permettre à la peau de s’habituer à cette action. Après quelques jours, l'épiderme est devenu dur, écailleux et a pris une teinte foncée. Les résultats sont exellents dans les ulcérations anciennes qui sécrètent peu de pus. La cicatrisation s'opère rapidement sous une croûte épaisse qui tombe en même temps que l'épiderme atteint par le rayonnement. Il semble que la lumière directe du soleil ait une action plus efficace que celle des rayons renvoyés par des miroirs ou concentrés par des lentilles,
Certaines eaux ont une influence heureuse très
marquée sur les fistules tuberculeuses et les malades
qui font de longs séjours dans cesstations setrouvent améliorés, quelquefois même guéris,
À Barèges, lorsque les eaux sont appliquées en bains, les surfaces ulcérées deviennent rouges et se couvrent de bourgeons charnus; des trajets fistulenx s'écoule un liquide riche en globules blancs ; les corps étrangers, les séquestres s'ébranlent et sont poussés au dehors. Les propriétés expulsives de ces eaux sont connues depuis trois cents ans. Barèges étant siluée à 1250 mètres d’altitide au-dessus du niveau de la mer, les malades qui y suivent un traitement subissent en même temps l'influence d’une altitude forte avec climat de montagne dont les effets s'ajoutent à ceux de la cure thermale.
À Luchon, la réparation plus rapide des plaies, des ulcérations indique le mouvement phagocytaire accru par l'hydrogène sulfuré naissant. Les trajets fistuleux, suites des lésions tuberculeuses, sont améliorés considérablement à condition que les malades consentent à une cure d'au moins trois mois.
Les eaux de Salies-de Béarn, étant des bromoiodurées fortes, sont indiquées dans toutes les tuberculoses externes, suppurées ou non.
Celles de Salins-du-Jura, stimulent énergiquement le système nerveux périphérique, et par son intermédiaire les échanges nutritifs. Elles accélèrent Ja circulation, la stimulent et augmentent l'appétit. Employées en compresses, elles exercent une action locale très énergique, produisant de la rubéfaction, lorsque l'application est suffisamment prolongée.
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devront habiter des climats plus doux, bien protégés et soumis à une température régulière.
Nice, Cannes, Grasse, Menton, Beaulieu et en général toutes les stations des côtés méditerrannéennes comportent à peu près les mêmes indications. Mais ici cependant, la température plus chaude, l’air de la montagne qui domine avec ses qualités relativement sédatives, en font des stations de choix pour les organismes très délicats.
Mais si le climat marin a une supériorité incontestable dans le traitement de ces affections, il n’est pas cependant le seul susceptible d'exercer une heureuse influence sur les fistules tuberculeuses. Le climat d’altitude est d’un effet surprenant sur beaucoup de malades. Voici ce que dit de Cauterets, notre ami le D’ Privat : « La littérature médicale de Cauterets abonde en cas d'écrouelles, de gourme, de scrofule, de ganglions, de raideur articulaire qui ont été amendés par une cure à Cauterets. Il sst même des fistules que l’on voit tarir par l'usage de nos eaux...
».… Nous sommes persuadés que,sur ces organismes fatigués par l’évolution d'une affection longue et débilitante, il y aurait intérêt à faire alterner un séjour au bord dela mer avec une cure à Cauterets. Le climat achèverait de les tonifier et nos eaux leur donneraient une résistance plus grande contre les nouvelles manifestations tuberculeuses et aussi surtout, contre les localisations viscérales du bacille de Koch.
» Il nous paraît que les anciennes écrouelles, les
ganglions cervicaux engorgés on suppurés trouvent à Cauterets une guérison assurée surtout si le médecin aide l’action des eaux par thérapeutique active en même temps que conservatrice. »
Dans les climats d'altitude à partir de 900 à 1.000 mètres, l’air présente des qualités particulières. Sa composition est identique à celle de l’air des plaines, mais sa pression est d'autant plus faible que l’altitude est plus grande. L'état hygrométrique est d’une sécheresse remarquable pendant l'hiver ; les brouillards sont communs en automne et au printemps.
Par suite de Îa faible teneur en vapeur d’eau, l’atmosphère est d’une grande limpidité. Le vent rare en hiver est plus fréquent en été. En hiver le froid est bien supporté, d’ailleurs au soleil la température s'élève. En été, le climat permet aux malades d'éviter la chaleur lourde et énervante des plaines. La pauvreté de l’air en germes rend plus rares les infec tions secondaires dans les fistules tuberculeuses.
Dans les altitudes, la respiration devient plus ample,lesinspirations plus profondes.Les battements du cœur sont accélérés, puis un afflux sanguin se fait à la périphérie ; il y a une turgescence des capillaires cutanés qui se traduit par la coloration plus intense des muqueuses. De là, résulte une anémie viscérale qui fait que les fonctions cérébro spinales sont plus actives, la respiration plus aisée, la puissance vaso-motrice accrue. [| y a une accélération de prolifération des globules sanguins, une explosion de microcytes qui se transforment en hématies, Rien
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L’été ils se lèveront plus tôt, car ils peuvent commencer leur promenade dès huit heures du matin. Les jours de pluie ils resteront couchés près d'une fenêtre ou sur une terrasse ; abrités sous une tente- Heaucoup de ces malades ne peuvent pas marcher el sont condamnés à l’immobilité ; mais couchés sur une goultière et promenés dans une voiture ils béné. ficient des mêmes avantages. Ces conditions ne peuvent être réalisées partout : dans les villes c’est chose impossible ; et dans les campagnes, il répugne aux farmilos d'exposer leurs malades à la curiosité des voisins. À: : ans les stations situées au bord de la mer et les sanatoria,cest devenu une habitude, età Berck nous voyons les malades promenés tous les jours couchés dans une voiture très basse que traînent des ânes.Ils bénéficient des avantages de l'air marin. Cette influence se traduit par un ensemble de modifications très sensibles pendant les premières semaines de séjour.Généralement sur les organismes jeunes, normaux, aux viscères intacts, le syndrome consiste dans une augmentation de l'appétit, une rapidité plus grande de la digestion, une facilité accrue des fonctions inlestinales, une alacrité: particulière,le tout aboutissant, à une sensation de bienêtre très agréable. Les malades amaigris, avec le teint pâle des suppurants engraissent et augmentent rapidement de poids ; leurs joues se recolorent. Chez les jeunes, cette influence, marchant dans le méme sens que l'accroissement physiologique, leur d onne une augmentation de taille et de poids plus
rapide, fait grandir encore, à la manière d'une maladie aiguë,ceux dont la croissance semblait arrétée. Quand ils sont ralentis dans leur évolution, le climat marin les ramène à l’allure normale, et parvient ainsi à diminuer les tares dont ils étaient atteints et même à les effacer.
Les fonctions respiratoires sont considérablement accrues à Berck sous l'influence de l’air maritime qui contient en proportion notable de l'ozone et de l’iode ; toutes les oxydations y sont activées.
Paint n’est besoin pour obtenir ces résultats de faire de la suralimentation. L'usage exagéré des œufs et de la viande détermine des indigestions fort pénibles qui viennent aggraver l’état primitif du malade. Les médicaments digestifs ou apéritifs, occasionnant pour la plupart des troubles disgestifs, seront prohibés ; leur usage au bord de la mer n’est d'aucune utilité. L'huile de foie de morue pourra être permise principalement aux enfants atteints d’adénites.
Quelquefois la suractivité touche à l'agitation : le sommeil s’en ressent, l'hyperfonctionnement gastrique arrive à l’hyperchlorhydrie, des douleurs vagues, anciennes ou nouvelles, apparaissent. C’est que la suractivité des échanges a remis en circulation des déchets dont le passage impressionne dounloureusement les tissus et les organes. Ce sont les malades atteints des troubles nerveux graves,de cardiopathies avec lésions valvulaires, les tuberculeux atteints d’affections pulmonaires et arrivés à la période
fébrile, qui devront être éloignés de la mer. Ceux-là,
Elles sont donc indiquées aux organismes débilités, affaiblis par une longue suppuration. Au point de vue local, elles exciteront les bourgeons charnus et hâteront la cicatrisation.
Ces malades retireront un grand bénéfice d’une saison à Uriage, à Challes, à Laver (Suisse).