‹ Contribution à l'étude de l'Exophtalmos Pulsatile: d'origine traumatiqueChapitre 4 sur 27 · À MON MAITRE · texte numérisé non relu

À MON MAITRE

Moxsieur LE Docreur MOREAU Chirurgien spécialiste des Hôpitaux de Saint-Etienne Chevalier de la Légion d'Honneur

Il a été pour nous plus que le maître aimé et vénéré. Durant les trois années passées auprès de lui, il n’a cessé de nous prodiguer ses conseils paternels et d’avoir à notre égard une bienveillante sollicitude.

Nous lui devons notre formation ophtalmologique et nous sommes fier d’être son élève.

Qu'il veuille bien trouver ici l'expression de nos sentiments les plus respectueux et reconnaissants et l’assurance de notre affectueux et entier dévouement.

À MES MAITRES DANS LES HopiTAUx DE LYoN

Monsieur le Docteur DELORE Monsieur le Professeur FAVRE

Externat :

Monsieur le Professeur NOVE-JOSSERAND Monsieur le Professeur BERARD

Monsieur le Docteur MOLIN

Monsieur le Docteur DESGOUTTES Monsieur le Professeur CADE

Monsieur le Docteur PEHU

Monsieur le Professeur SAVY Monsieur le Docteur DESGOUTTES

Ames MaAItRESs DANS LES HoprrAUx DE SAINT-ETIENNE

Monsieur le Docteur MOREAU Monsieur le Docteur LAURENT Monsieur le Docteur BERARD

Contribution à l’étude de l'EXOPHTALMOS PULSATILE d'ORIGINE TRAUMATIQUE

Introduction

L'exophtalmos pulsatile d’origine traumatique n'est certes pas une affection exceptionnelle, et, le nombre des cas publiés a permis de bien en étudier la symptomatologie et l’anatomo-pathologie.

On admet actuellement que la rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux provoque des troubles circulatoïres dont la traduction clinique est l’exophtalmie, des battements systoliques du globe oculaire et un bruit de souffle synchrone de ces battements systoliques. Sans être la seule cause de l’exophtalmos pulsatile traumatique, cette communication artério-veineuse intra-caverneuse est de beaucoup la plus fréquente.

Lorsque l’on aborde le chapitre thérapeutique, l’accord n’est plus unanime.

L'intervention idéale qui irait séparer directement le courant artériel du courant veineux n'étant pas praticable, on s'adresse à des moyens chirurgicaux qui, indirectement, tentent de provoquer l’obturation de la

brèche artério-veineuse, mais leur action est bien incertaine.

Malgré les cas de guérisons spontanées ou chirurgicales, l’exophtalmos pulsatile reste une affection grave, et même dans les cas heureux, il est difficile de parler vraiment de guérison intégrale.

Les troubles circulatoires dus à la communication artério-veineuse dans le sinus caverneux, qu'ils aient été seulement passagers ou qu'ils demeurent très atténués, produisent souvent de graves désordres oculaires. Les moyens thérapeutiques eux-mêmes, les ligatures carotidiennes, ne sont pas sans entraîner parfois des accidents cérébraux ou oculaires, aussi conçoit-on que l'exophtalmie pulsatile comporte toujours un pronostic très réservé.

Durant notre séjour dans le service de notre maître, M. le Docteur Moreau, nous avons pu suivre deux cas d’exophtalmos pulsatile, l’un pendant près d’un an et l’autre pendant seize mois. Sur ses conseils nous avons entrepris ce travail.

L'étude de l’exophtalmos pulsatile a déjà été faite à plusieurs reprises, nous nous contenterons d'apporter notre modeste contribution à l’étude de cette curieuse affection.

Publiant nos deux observations en détail, nous voudrions à leur sujet envisager quelques problèmes concernant les troubles circulatoires oculaires dans l’exophtalmie pulsatile et surtout les moyens thérapeutiques dont nous disposons pour lutter contre elle,

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Nous limitons notre étude à celle de l’exophtalmos pulsatile d’origine traumatique et la faisons précéder de quelques considérations étiologiques et surtout anatomo-pathologiques et pathogéniques qu'il nous a paru intéressant d'envisager.

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