ARR
M. Hudelo dans sa thèse. Il a montré que les troubles circulatoires dus à l’anévrysme carotido-caverneux provoquaient dans le globe une stase veineuse avec accumulation de CO? et que le glaucome semblait en être la conséquence.
Le ralentissement circulatoire favoriserait les infections d’origine vasculaire ; il mettrait l’œil en état de moindre résistance pour lutter contre les infections exogènes. On rencontre fréquemment au cours de l'évolution de l’exophtalmos pulsatile des poussées d'iritis ou d’uveites inflammatoires.
Pression dans les vaisseaux rétiniens
L’anévrysme carotido-sinusien est certainement celui des anévrysmes artério-veineux où il est le plus facile d'étudier les modifications tensionnelles en aval de la fistule.
Grâce à la méthode ophtalmo-dynamométrique de M. Baillart on peut mesurer la tension des artères et des veines rétiniennes.
Cette mesure ne présente pas seulement un intérêt purement théorique, elle est susceptible de donner de précieux renseignements au point de vue diagnostique et peut-être même pronostique, mais il est difficile de tirer des conclusions pratiques de cette étude, tant qu'un nombre suffisant d'observations n'aura pas été publié.
Dans son étude sur « la circulation rétinienne »,
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M. Baillard écrit : « Dans les exophtalmies pulsatiles, l’hypotension artérielle est la règle, aussi bien dans le cas où l’anévrysme paraît être artério-veineux, que dans ceux où il est purement artériel. Fait important, cette hypotension existe non seulement du côté exophtalme, mais de l’autre ; c’est une constatation que j'ai faite dans tous les cas qu'il m'a été donné d'observer. Elle prouve incontestablement que le trouble circulatoire existe dans tout le domaine de l’hexagone de Willis, que l'apport insuffisant d’une des carotides retentit sur toute la circulation cérébrale. C'est ce qui se passe aussi dans le cas de la ligature d'une carotide interne ou primitive, ou à plus forte raison des deux carotides... La pression maxima est considérablement abaissée, à peiñe au-dessus de la diastolique. »
Parmi les trop rares observations que nous avons pu recueillir où étaient mentionnées avec précision les tensions artérielles rétiniennes et générales et les tensions oculaires, nous en retiendrons trois, dans lesquelles nous avons trouvé des différences tensionnelles dignes d'être signalées et nous y ajouterons notre observation n° 2.
1° Obs. de MM. Poulard et Baillart (Bull. Soc. d'Opht. de Paris, février 1921, p. 57-63). E. P. droite. Après ligature des deux carotides primitives, T. A. R. — 32-40 à droite et 30-45 à gauche. T. V. R. = 28 à 30 à droite, elle est inférieure à T. O. à gauche. RONDE DB O0 GS TLS, T. générale = 12% 8,
Il existe une tension différentielle très faible des deux côtés, mais surtout du côté de l’exophtalmie pulsatile.
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L'écart entre T. diastolique et systolique est de 8 à droite et de 15 à gauche. Il existe surtout une hypotension maxima, une « tension décapitée ».
2° Dans l'observation de M. Chaiïlloux (rapportée dans la thèse de M. Hudelo (obs. n° 3), on note aussi un écart tensionnel minime, de 10 seulement, T. A. R. = 45-55. Dans ce cas on ne pratiqua pas de ligatures carotidiennes, le malade fut traité par des injections de sérum gélatiné. Cinq mois plus tard, correspondant à une amélioration clinique, l’écart tensionnel avait augmenté : T. A. R. = 85 x 130, dans un œil hypotendu (T. O. G. — 10). La tension ne put être prise du côté exophtalme, en raison de la présence d’une cataracte.
3° M. de St-Martin a rapporté avec M. Migniac, à la séance du 9 juillet 1930, de la Société Nationale de Chirurgie, l'observation d'un cas d’exophtalmos traumatique non pulsatile gauche. Avant ligature de la carotide primitive gauche, T. AR. = 35-80 à droite et 30-65 à gauche. Il y a donc légère hypotension à gauche avec écart tensionnel diminué par rapport à celui du côté droit.
4° Notre malade (obs. n° 2), porteur d’une E. P. traumatique gauche, un mois après ligature de la carotide interne gauche, avait une T. A. R.= 22 x 30 à 35 à gauche, avec apparition d’un courant granuleux rétrocrade dès que l’on dépassait une pression de 35 sur le globe avec l’ophtalmodynamomètre. La T. A. R., à droite, était très différente : 40-70, T. O. D. et G. — 6/7,50. T. A. à l’humérale — 115/80 au Pachon.
Sept mois plus tard, alors qu'il n'existait qu’une