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amélioration clinique et non une guérison, la tension rétinienne était sensiblement égale et presque normale. T. AR. = 40-75 à 80 à gauche et 45-75, à droite. RO 0 OPERA OMDSE6 /7 50 TA à l’humérale — 140/75, au Pachon.
Nous avions donc chez notre malade, au premier examen, une baisse de tension considérable portant non seulement sur la tension maxima, mais aussi sur la minima avec écart très faible entre les deux. Cette anomalie tensionnelle existait seulement du côté de la lésion, la T. A. R. étant sensiblement normale du côté opposé.
Cette différence si grande de tension entre le côté droit et le côté gauche indiquait-elle une insuffisance des ‘anastomoses inter-carotidiennes ? Aucune autre constatation ne nous permet de l’affirmer.
Un second examen nous a montré, sept mois plus tard, que les T. A. R. droite et gauche s'étaient à peu près équilibrées et étaient sensiblement normales, bien qu'il existait encore des signes atténués d’anévrysme carotido-caverneux.
Notre malade avait-il, il y a sept mois, une communication artério-veineuse très vaste qui était en voie d'obturation ? L'avenir nous permettra peut-être de vérifier cette hypothèse.
Il serait intéressant, pour tirer des conclusions pratiques de la T. A. R. dans l’exophtalmos pulsatile, de suivre de tels malades. Il faudrait en quelque sorte établir une courbe de leur T. A. R., pour voir si ces variations correspondent à l’évolution clinique et ana-
tomique de la lésion.
[se pourrait très bien que la T. A. R. varie en fonction des anastomoses et du calibre de la communication artério-veineuse. '
Il se pourrait aussi qu'à la longue, il parvienne à s'établir une sorte d'équilibre vasculaire. Ce qui tendrait à le prouver, c'est la modification de la tension artérielle à l'humérale que nous avons trouvée chez notre malade à deux examens éloignés. La tension qui était de 115 x 80 a passé à 140 x 75, onze mois plus tard.
La tension maxima s'est élevée, semble-t1l, pour lutter contre la « fuite du système artériel », la minima n'a pas bougé sensiblement, elle s’est même plutôt abaissée ; l'écart tensionnel s’est augmenté comme dans l'insuffisance aortique.
A propos d’un malade de M. Leriche, qui présentait un anévrysme arlério-veineux des vaisseaux iliaques externes. M. Gallavardin à souligné cet « état circulatoire, qui ressemble tout à fait à celui que l’on constate communément dans l’insuffisance aortique ».
M. R. Grégoire, dans son livre sur les anévrysmes artério-veineux, à insisté sur cette répercussion que l’anévrysme artério-veineux pouvait avoir sur le cœur et les vaisseaux et sur les modifications tensionnelles
suscephubles d’en résulter.