LOS
je cliché radiographique, à première vue, ne décèle pas de corps étranger, son ombre venant se confondre sans doute avec celle des corps vertébraux plus opaques.
Fallait-il en conclure que le corps étranger s'était désenclavé à la suite des manœuvres précédentes et avait reçu l’élan nécessaire pour continuer la descente avec l’aide des mouvements péristaltiques ?
La persistance de la dysphagie, des symptômes douloureux ne permettait pas d'admettre cette heureuse solution.
Aussi le 26 mai une nouvelle tentative fut faite.
L’échec fut complet, le malade se refusant à toute tentative d’introduction du tube et ne pouvant être raisonné.
Force fut de recourir à l’anesthésie générale au Balsoforme le 30 mai pour une nouvelle œsophagoscopie.
Le passage de l’extrémité du tube au niveau de la bouche de lœsophage provoque l'ouverture d’un abcès sous-muqueuse : on retire deux cuillerées à soupe d’un pus très fétide.
La muqueuse apparaît fongueuse surtout en arrière et à gauche, et l’os se présente par sa face gauche, son pôle supérieur toujours fixé dans la paroi droite de l’œsophage. Après cocaïno-adrénalinisation des parois du conduit on tente de désenclaver cet os, maïs toute tentative reste vaine,
Il faut donc renoncer à extraire ce corps étrangers par voie pérorale et recourir à l’œsophagotomie externe .(D' VIE).
Celle-ci est faite le 2 juin sous-anesthésie générale, l’indocilité du sujet ne permettant pas un autre genre d’anesthésie.
La paroi de l’œsophage est particulièrement friable. Elle cède au contact de la sonde cannelée, donnant issue à un peu de pus.
Il suffit alors d’agrandir cet orifice.
Le corps étranger est facilement repéré et une bonne prise à la pince de KOCHER, par un de ses angles, permet par des mouvements de latéralité de le dégager et de l’accoucher par la plaie opératoire.
Par l’orifice ainsi créé, on introduit une sonde dans l’œsophage, on place un gros drain à la partie déclive, on place