CONCLUSIONS
1° Les raisons militaires qui légilimaient la récupération systématique des blessés du thorax n'’existant plus, il y a lieu de revenir pour eux à la pratique -d’avant-guerre, c’est-à-dire de respecter les corps “étrangers bien tolérés et de n'enlever que ceux qui ‘se manifestent par des symplômes extérieurs (fistule, douleur, hémoptysies, crachats purulents, fièvre, etc.) ou qui siègent au -voisinage d'organes importants (projectiles pulsatiles médiastinaux ou para-médiastinaux);
‘ 2° Toute extraction de projectile du thorax doitêtre pratiquée sous le contrôle de la radioscopie, seule méthode qui mette sûrement à l’abri des échecs ; :
3° La méthode de Petit de La Villéon, extraction -des corps étrangers intra-thoraciques à la pince sous écran, se recommande par sa facilité d'exécution, sa bénignité immédiate et ses bons résultats tardifs.
Ces qualités lui permettent d’entrer avantageusewent en parrallèle pour l'extraction des projectiles pulmonaires corticaux avec les procédés plus chirurgicaux de Marion, de Duval et de Mauclaire, qui nécessitent une résection costale et l’ouverture de la
plèvre. Elle doit être absolument proscrite pour les régions dangereuses : portion parahilaire du poumon, hile, pédicule pulmonaire et médiastin ; 4° Pour enlever un projectile en dehors de la corticalité du poumon, il importe de se réserver des voies d’accès larges, et par conséquent d'utiliser les voiés transpleurales.
La crainte du pneumothorax n’est pas de mise quand on opère dans des conditions d’asepsie suffisantes, très conciliables avec la méthode radiosco-pique d’extraction sous le contrôle intermittent.
Il semble que le volet thoracique classique perde du terrain en faveur de procédés moins traumatisants, tel que la résection costale suivie d’écartement des côtes et surtout-l’incision intercostale simple complétée par la section d’un ou plusieurs cartilages costaux. Ce dernier procédé, d’exécution facile, donne un jour suffisant sur les médiastins et le hile du poumon et présente sur la résection costale l’avantage de permettre une reconstitution intégrale de la paroi thoracique.
Vu : le président de la thèse
LEGUEU Vu: le Doyen
ROGER Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris