INTRODUCTION
Ce travail, qui est un travail de fin de guerre, c'est-à-dire d'élaboration rapide, a un but modeste et bien limité.
D’après des observations personnelles peu nombreuses, mais prises avec soin, on désire apporter une contribution à l'étude de deux petits points de la chirurgie des blessures du thorax.
Le premier est l’extraction des projectiles thoraciques par la méthode de la pince sous écran, vulgarisée par les chirurgiens de la marine et en particulier par Petit de la Villéon. Cette méthode, d'aspect déplaisant et peu chirurgical, s’est imposée à l’atiention de tous par sa simplicité, sa bénignité et ses résultats dans l’ensemble remarquables. Mais, comme toujours, certains ont eu tendance à étendre exagérément ses indications ; d’où réaction dans le monde chirurgical et condamnation en bloc par beaucoup.
Nous tenir à distance de cet excès d'honneur et de cette indignité, montrer comment nous en entendons
Ep
la technique, essayer de préciser les limites dans lesquelles elle peut être employée sans danger, tel a été notre but.
Ceci fait, restent les nombreux procédés d’extraction à ciel ouvert, dont les indications résultent des contre-indications de la méthode de la pince. On rappellera ici brièvement les caractéristiques des différentes sortes de thoracotomie, en faisant ressorüir les avantages que peut présenter dans bien des cas une variélé de technique remise surtout en honneur par Le Fort : la {horacoltomie par incision intercostale.
On essaiera de donner une certaine unité à cette étude critique en présentant les deux procédés comme deux variantes, appliquées à des cas différents, d’une technique unique : l'extraction des projectiles du thorax par les moyens radioscopiques.