CES PAC
- OBSERVATION IL (inedite).
Léon C... ,20 ans, journalier, entre, le 10 octobre 1891, salle Néla-
: 40n: n° x dans. le service de M. le docteur Richelot.
. Ce malade a déjà eu des lésions tuberculeuses du pied, il pré-
sente deux cicatrices à la partie externe, adhérentes au squelette du
larse. j:
Depuis plusieurs mois, il ne peut plus travailler, la ne est
impossible, il éprouve de vives douleurs chaque fois que le pied pose à terre.
A l'examen, on ‘constate deux foyers de’ fongosités :‘FPüñ en dedans, l’autre en dehors des tendons extenseurs sk ot do l'articulation tibio-tarsienne. :
Le pied est dans une attitude vicieuse qui ne ‘doit pas peu contribuer à gêner la marche. Il est en extension et ne peut être ramené à l'horizontale ; il présente, en outre, un certain degré de valgus.
Autant pour lui redresser le pied que pour le guérir de ses lésions tuberculeuses, on propose au malade l'extirpätion l'as tragale.
L'opération fut faite par M. Morestin, interne du service, le 14 novembre 1891, par le procédé décrit par M. Faraäbeuf. -
L'opération fut assez frcile. Pas d’artères à lier. :
ni pe l'extirpation de l’astragale, on fait l'abrasion des fongosi-
és : pour rendre au pied sa bonne attitude, on fut obligé dé reséquer une petite portion de la grande apophyse da ere un peu du caboïde et du seaphoïde.
Sutures au crin de Florence. Deux its a sont Jess dans la plaie. Appareil plâtré.
Le premier pansement fut fait trois semaines après Fopération ; la réunion était parfaite.
Le 15 décembre, le malade quitte l'hôpital. il Here très bien avec une bottine silicatée.
Le résultat opératoire a été excellent, Fopération était denbie:: ment indiquée à causc des lésions tuberculeuses et-de:là déviation en valgos ; l'affection était limitée et les gaines = fléchisseurs n’élaient pas envahies. ta
OsservaTiox IE (inédite). ; 2
X... entré à l'hôpilal Tenon, le 15 octobre 1891, salle Nélaton. n° 11, service de M. Richelot. COTE
= huh
Le malade présentait peu de lésions de son articulation tibiotarsienne ; mais les gaines des fléchisseurs, à l'exception de celles des péroniers, étaient envahies, comme l’attestait un empâätement considérable encadrant la malléole interne et remontant même à. dix centimètres au-dessus. Le malade se plaignait surtout de cette région et il éprou vait de telles douleurs qu’il réclamait à bref délai une intervention.
Une fistule consécutive, à un petit abcès, existe au niveau du bord antérieur de la malléole interne: un stylet, introduit par cet orifice, conduit sur la face antérieure de l’astragale dénudé.
L'extirpation de l’astragale fut pratiquée, le 22 octobre 1891, par M. Morestin, interne du service.
Selon le procédé ordinaire, l’incision interne passait sur la fistule. Indépendamment de l'aslragale, on fut obligé de réséquer une partie de la malléole interne et quelques petites portions de la face supérieure du calcanéum ; les gaines postérieures furent nettoyées à la curette tranchante, on en retira quantité de fongosités. Deux drains furent laissés dans la plaie. Suture au crin de Florence.
La plaie fut recouverte de gazc iodoformée et le pied placé dans une gouttièro plâtrée. |
Le malade n’eut pas de fièvre, ne souffrit pas.
La réunion se fit dans un bref délai ; il n’y eut à noter que le sphacèle de la pointe du petit lambeau triangulaire externe ; mais bientôt le malade continua à souffrir au niveau de ses gaines.
Quelques jours après l’opération, on enleva le plâtre et les fils de la suture. On constala alors.que la tuméfaction des gaines n'avait pas disparu ; elle augmenta même graduellement, lentement : l’affection avait continué à évoluer dans les gaines, malgré l’opération.
Vers le 15 novembre, le malade, souffrant toujours, ses douleurs devenant même intolérables, on lui proposa l'amputatior de la
jambe, qui fut pratiquée le 18 novembre.
Actuellement, le malade marche bien et est satisfait de l’inter-
vention.
rl
OBSERVATION IV finedite).
Albert P.., 30 ans, garçon marchand de vins, entre, le 22 mars 1891, à l'hôpital Tenon. salle Nélaton, service de M. le docteur Richelot.
Le malade avait une tumeur blanche du pied, tout mouvement de flexion et d'extension était impossible ; l'affection était très avancée, elle s'était propagée aux gaines des fléchisseurs, mais la partie postérieure du tarse semblait indemne, la région du cou-de-pied, seule, paraissait douloureuse, tuméfiée. On tenta de lui conserver le pied et, le 1°° avril 1891, M. Richelot pratiqua l’extirpation de l’astragale ; les fongosités furent soigneusement enlevées, on fit patiemment une toilelte minutieuse de l'articulation et on plaça le membre dans un appareil plâtré. Mais, comme dans l'observation précédente, la tumeur blanche continua et progressa même assez rapidement. |
Dans ces trois dernières observations, deux des malades ont dù subir l’amputation de la jambe, l’affection tuberculeuse ayant continué à envahir les gaines.
Le malade de l'Observation IT a guéri parce que sés lésions, heureusement, étaient limitées au tarse.