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la moyenne par quinzaine est :
Pour la même période, s'étendant de novembre 1949 à octobre 1950, la
moyenne s'établit ainsi : 2374 == ES
Cette différence de 3,11 entre les deux moyennes constitue une variation inférieure à 6 %, ce qui nous incite à prendre la moyenne générale des deux années, soit sensiblement 56,5 comme base générale de comparaison.
Pour définir une marge normale de variation, nous considérerons que tout écart inférieur à 12,5 % (ce qui implique moins de 25 % entre les extrêmes) ne saurait réellement susciter d’interprétation. Nous devons donc envisager comme moyens tous les chiffres compris entre 48 et 64, et nous appliquer à analyser les dénombrements s’en écartant réellement.
Les chiffres supérieurs à 64 pour n’être pas nombreux, n’en sont pas moins fortement supérieurs.
Dans le premier tableau, nous trouvons :
Deuxième quinzaine de janvier: 80, soit 23,5 d’écart par rapport à la moyenne.
Première quinzaine de février : 75, soit 18,5 d’écart.
Deuxième quinzaine d’avril : 75 également.
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Un autre taux supérieur à l’écari considéré comme normal est celui de la première quinzaine de mai: 66.
Si ce chiffre avait été seul, nous ne l’aurions sans doute pas relevé, mais il doit être considéré globalement avec le chiffre qui le précède dans le tableau, celui de la seconde quinzaine d’avril : 75.
Quant au chiffre 65, relatif à la première quinzaine d’octobre, isolé et d’un trop faible écart, nous le négligerons.
Quand nous nous reportons au deuxième tableau (années 1949-1950), nous
trouvons : : a , :
74 pour la seconde quinzaine de janvier,
73 pour la seconde quinzaine d’avril, 78 pour la première quinzaine de mai,
soit une concordance de trois cas avec les quatre quinzaines relevées sur le tableau précédent.
Nous nous sommes demandé ce que pouvait signifier ce phénomène presque symétrique si l’on compare les deux tableaux de ces différents maxima.
Il nous faut écarter tout d’abord l’hypothèse de la variation saisonnière envisagée par maints auteurs (recrudescence de l’oxyurose au printemps et à l’automne, GUIART), puisqu'il s’agit de maxima enregistrés au cœur de l’hiver et au printemps.
Il ne s’agit pas non plus de situer ces époques par rapport aux équinoxes, ni de les envisager corrélativement aux vents.
Le fait que les deux maxima annuels se produisent 3 à 4 semaines après les fêtes de fin d'année (Noël, Nouvel-An) d’une part, et après les fêtes de Pâques d’autre part, n’a pas manqué de nous frapper et l’hypothèse d’une relation entre ces événements et la production de maxima nous paraît pouvoir être retenue. Nous pensons en effet, que la consommation particulièrement élevée, à ces époques, de sucreries et friandises, retentit sur l’évolution des oxyures et fait enregistrer 3 à 4 semaines après (période leuckartienne d’incubation) les maxima en question.
Dans la partie de cet exposé relatif à l'hygiène, nous tirerons les conclusions pratiques qui s'imposent à ce sujet.
Si nous abordons maintenant l'analyse des minima, nous trouvons sur le premier tableau (1948-1949) 46 cas pour la première quinzaine de juillet et 45 cas pour la deuxième quinzaine d’août.
Le deuxième tableau (1949-1950) nous donne :
45 cas pour la deuxième quinzaine de décembre, 42 cas pour la deuxième quinzaine de février, 39 cas pour la première quinzaine de mars, 46 cas pour la deuxième quinzaine de mars,
47 cas pour la deuxième quinzaine de septembre.