CONCLUSIONS CONCERNANT NOS TRAVAUX SUR LES OXYUROSES
L’oxyurose est une maladie collective, du groupe familial et du groupe scolaire, méconnue dans sa fréquence et son importance pathologique. Son caractère épidémique, essentiellement attribuable aux propriétés infectieuses de l’œuf pondu embryonné, est à peu près complètement ignoré, d’où la nécessité d’un enseignement éclairant le grand public sur les incidences pathogéniques, sur la négligence de certäins principes d'hygiène individuelle.
Un traitement de l’oxyurose, pour être complet, comprendra d’une part, une thérapeutique per os et par voie rectale, d’autre part une hygiène stricte s’appliquant particulièrement aux mains et à la région anale. De plus, ce traitement ne visera pas seulement le porteur malade, mais soumettra également le porteur cliniquement sain, identifié par un dépistage systématique, à des mesures thérapeutiques et prophylactiques également rigoureuses.
Pour pouvoir envisager une diminution réelle, à défaut d’une disparition complète, de l’oxyurose, il faudra prendre des mesures prophylactiques individuelles et générales ; ces dernières pour ainsi dire indispensables dans la plupart des écoles qui peuvent être considérées comme les principaux centres de propagation de la parasitose que nous venons d’étudier.
Il convient de remarquer que dans le domaine de la thérapeutique, aussi bien que dans celui de l’hygiène, l’eau a, en matière d’oxyurose, un rôle antiparasitaire très important, contrairement à ce que nous verrons dans la partie de notre exposé consacré à l’ascaridiose que nous allons aborder maintenant.