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MESURES D'HYGIÈNE COLLECTIVE

Dans cette partie de notre exposé, consacré à l’hygiène dans l’oxyurose, il nous reste à étudier quelques points relatifs à des mesures d’ordre collectif et comme, tout de même, l’oxyurose est surtout une maladie du jeune âge, nous nous intéresserons d’abord au dépistage des Helminthiases dans les écoles.

Dépistage de l’oxyurose à l’école

Nous ne demandons évidemment pas que l’on accorde une importance égale au bacille de Kocx et à l’oxyure. Mais, toutes proportions gardées,: nous

pensons qu’il conviendrait de se pencher plus sérieusement qu’on n’a coutume de le faire, sur la question de l’oxyurose et ses incidences, surtout en matière de médecine scolaire. En effet, les dernières statistiques publiées par COUTELEN (24) indiquent que dans certaines écoles maternelles du Nord, plus de 80 % des enfants sont parasités, et particulièrement les fillettes où, pour 100 cas de parasitisme anal il y a 80 % de parasitisme vulvaire. Ces chiffres nous paraissent éloquents en eux-mêmes, et motiveraient un dépistage systématique. Celui-ci pourrait être aussi facilement effectué qu’une cuti-réaction, surtout chez les petits enfants : il suffirait simplement de faire deux fois par an des prélèvements qui seraient ensuite analysés au laboratoire. La méthode qui nous paraît la plus rationnelle et la plus complète est, sans aucun doute, celle de la cellophane adhésive.

On ne saurait, dans le cas de l’oxyurose, se contenter d’investigations coprologiques comme COUTELEN (25) l’a souligné tout récemment. En l’occurrence, l'application de cette méthode pourrait être confiée à une infirmière spécialisée qui appliquerait et recueillerait les différentes cellophanes qui seraient ensuite examiner microscopiquement au laboratoire municipal.

L’oxyurose et les lieux d’aisance

Point n’est besoin d’insister sur le rôle d’agent vecteur que peuvent jouer les cabinets et autres lieux d’aisance, surtout lorsqu'il s’agit d’installations publiques (écoles, chemins de fer, cabinets publics, hôtels, etc.). Il nous paraît évident que le cabinet à siège par exemple, peut servir de point de liaison dans le parcours du porteur infesté au sujet sain en voie de contagion. Plusieurs auteurs signalent la présence d’œufs d’oxyures dans les poussières recueillies dans des établissements de bains, et sur les sièges de bois de cabinets de gare, ainsi que sur des rouleaux de papier hygiénique. Ceci nous semble suffisant pour que, chaque fois qu’il sera possible de le faire, on proscrive l’installation de cabinets à siège dans les lieux publics. Sans doute le cabinet « à la turque » présente-t-il certaines difficultés d’utilisation, notamment pour les personnes âgées et les infirmes. Pour pallier à cet inconvénient, on pourrait maintenir l’existence d’un cabinet à siège, réservé à ces catégories de personnes et contre les dangers de contamination duquel le public serait mis en garde. Il faudrait également prévoir le remplacement du rouleau hygiénique par des feuillets pliés dans une boîte et que l’on retirerait par une fente. De même, la classique serviette, essuie-mains, doit faire place à des feuillets de papier éponge, tout comme la savonnette classique doit être bannie au profit du savon liquide.

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