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ver, tant dans le tube digestif que dans l’appareil respiratoire et l’appareil circulatoire semblent bien établies.
Nous résumerons ainsi le cycle évolutif :
(L’œuf, au moment de l’émission des matières fécales ne possède pas d’embryon. L’embryon se développe dans l’eau ou la terre humide, en 30 ou 40 jours en été, et en plusieurs mois quand la température baisse. Une fois embryonné, l'œuf peut vivre longtemps dans le milieu extérieur et résister à la gelée ou à une température de 429; la larve subit dans le milieu extérieur une ou peut-être deux mues à l’intérieur de l’œuf. A l’éclosion, elle présente une dent chitineuse céphalique. C’est quand elle est revêtue de sa mue qu’elle est infectieuse pour l’homme. Avalé avec des aliments souillés, l'embryon sort de sa coque et se transforme en 5 ou 6 semaines en ver adulte. Mais il ne se développe pas sur place. Il a besoin de l’oxygène des poumons pour passer du stade embryonnaire à un stade plus avancé. La larve va donc perforer l’intestin grêle et gagner par l’appareil circulatoire ou par le mésentère, d’abord le foie, puis en utilisant la voie veineuse sus-hépatique, les bronchioles. Dans le poumon elle subit une 2e et 3° mue, puis par les bronches et la trachée, elle rejoint l’œsophage et par l’estomac gagne l'intestin, et y devient adulte.
Dans des cas d’infestation massive, provoquant du parasitisme erratique, les larves peuvent accidentellement gagner le cœur, passer du ventricule gauche dans la circulation générale et se localiser dans différents organes : la glande thyroïde, la rate, le thymus, le cerveau, la moelle épinière où elles provoquent des manifestations cliniques.
De ces brèves notes, nous retiendrons que l’œuf d’Ascaris n’est pas directement infectieux contrairement à l’œuf d’Oxyure et qu’à l’intérieur de son hôte définitif, le parasite pour arriver au stade adulte accomplit un parcours «extraintestinal ».
Troubles de l’Ascaridiose
Comme pour l’oxyurose, nous avons effectué un dénombrement des différents troubles que nous avons pu noter dans des cas d’ascaridiose bien établis, c’est-à-dire :
1° ou bien lorsque l’on avait constaté la présence d’Ascaris adultes émis par l’anus, soit dans les selles ou en dehors des selles, ou émis par voie buccale ;
20 ou bien encore lorsqu'un examen coprologique avait révélé la présence d’œufs.
Remarquons que ce ne sont pas là les seuls cas ou le parasitisme est vraiment positif. On peut très bien supposer, par exemple, un porteur particulièrement constipé dont les parasites soient uniquement mâles. Il est certain que les matières fécales d’un tel porteur ne contiennent pas d’œufs et il est possible également que,
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par suite d’une certaine difficulté à se frayer un chemin à travers les matières fécales, d’un intestin encombré, les parasites meurent et se décomposent à l’intérieur de cet intestin. ñ
Ajoutons également que pour les cas douteux, c’est-à-dire sans preuves,
‘ . . >» Je , macroscopique ou microscopique, nous procédions comme pour l’oxyurose.
Troubles engendrés par l’ascaridiose
| | Saison durant laquelle
SI TIDIOMEE | desfeanence | le trouble est le plus marqué Pruritianales ER EEE erEnnrS 10:92 Printemps AT ÉILE Me ete nee a Ie lens alete tes Février-Mars AS LHOMien re nee ae rene De 159, Printemps Urticaire-Anaphylaxie............. 1502 Hiver INÉTV OST RU Net Dr 70 Printemps-Automne Vomissements et nausées .......... LEA Printemps HDértReT Iles EPA RCE Re ET EÉté-Hiver LOUX Spdsmodiques 20e nr TU Été États convulsivants .....:....... 1087 Automne Pertes UGS DOTE DR ce T0 EN TOTILE Re RTE PER RE 157 Hiver
Nous savons pertinemment que d’autres symptômes caractérisent l’ascaridiose et peuvent à certains moments (par exemple lorsque l’examen coprologique est négatif) être un élément déterminant du diagnostic. Entre autres l’éosinophilie (3 à 10 %) est un indice précieux, sinon absolument certain. Nous ne nous étendrons pas plus amplement sur ce sujet, car comme nous l’avons dit, nous avons eu très rarement l’occasion d’examiner un hémogramme à propos des ascaridioses dont nous avions à nous occuper. La question de l’éosinophilie sort donc du cadre de notre propos.
De même, nous ne parlerons pas ici des troubles causés par le parasitisme erratique, relevant pour bon nombre d’entre eux, de l’intervention chirurgicale, tant par leur urgence que par leur localisation.
Nous nous contenterons simplement d’apporter quelques précisions au tableau ci-dessus présenté, non sans avoir cependant rapporté au préalable et aussi succinctement que possible l’intéressante étude de TIMMERMANNS (33).
Cet auteur pense que par suite de l’absence d’oxygène dans l'intestin de son hôte, les échanges biologiques de l’Ascaris sont incomplets et les corps métaboliques résultant de ces transformations en milieu anaérobie pourraient être classés ainsi :
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