‹ Contribution A L'etude De L'HémimélieChapitre 26 sur 30 · EXAMEN DE LA MOËLLE ÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

EXAMEN DE LA MOËLLE ÉPINIÈRE

A l’état frais rien à noter dans sa conformation extérieure. On constate la présence du renflement cervical, dont les deux moitiés paraissent également développées.

Les racines antérieures et postérieures des nerfs ne présent tent pas d’altération appréciable à l'œil nu, etilne paraît pas y avoir de différence de grosseur entre celles du côté gauche et celles du côté droit.

Lorsque la moelle fut su‘fisamment durcie, on fit des coupes perpendicu airement à son axe.

A un faible grossissement, la moitié droite est à la gauche comme 49 est à 52. Cette différence s’atténue de bas en haut; elle se retrouve encore sur des coupes faites au-dessus du renflement. C’est surtout la substance grise qui ést atteinte. Les cordons de Goll présentent la même largeur.

C’est principalement à l’union des trois quart supérieurs avec le quart terminal du renflement, que cet amoindrissement du côté droit est le plus évident.

Dans la partie moyenne du renflement les deux moitiés étant dans le rapport de 45 à 51, dans la partie terminale ce rapport devient 48 à 58, la différence réelle est de près d’un millimètre.

Il y a atrophie de la substance grise, les cornes antérieures

LENGD TE

et postérieures sont, moins longues que du côté gauche. 16 faisceau latéral est aussi diminué de volume; le faisceau postérieur l’est également, et la différence est surtout appréciable au niveau.de la portion périphérique, qui s'étend du sillon médian à l'émergence des racines.

On a encore trouvé de l’asymétrie à la région lombaire. Le bulbe offre une asymétrie en sens inverse, qui tient surtout à la présence d’une petite masse caséeuse sphérique, offrant à sa périphérie une zône formée de tissu conjonctif.

La présence de cette production tuberculeuse ou gommeuse ne peut avoir eu aucune influence sur l'apparition des modifications de la moelle cervicale. Une dégénération secondaire n'aurait pas cette distribution, et serait de nature toute différente.

Les cellules nerveuses ne sont pas diminuées de volume, les espaces qui les séparent sont les mêmes des deux côtés, la différence réside dans le nombre de ces cellules ; au milieu du renflement on en compte 140 à gauche et 97 à droite, cet examen a été fait au niveau des cornes antérieures.

On n’a pu faire le dénombrement au niveau des cornes postérieures.

En aucun point il n’existe de foyer de désintégration.

Les vaisseaux n’ont offert rien de particulier.

Le canal central de la moelle n'est pas dilaté.

Observation 11

(Isidor). Su Revue d'orthopédie, 1873.

Louise M..., née le 31 mai 1872, décédée le 13 novembre 1892.

Amputation congénitale de l’avant-bras droit. — A la dissec-

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tion on remarque qué le biceps se continue inférieurement par une bandelette aponévrotique qui se confond avec Ja cloison aponévrotique intermusculaire externe et se termine en s’enroulant autour de la face externe du radius, au-dessus du long supinateur.

De cette cloison aponévrotique s’en dégage une seconde au côté interne qui va romme à l'ordinaire se fusionner avec laponévrose recouvrant les muscles de la région externe de l’avant-bras. Du biceps se détache au tiers supérieur du bras un faisceau charnu co'npris entre le brachial antérieur et le triceps, faisceau qui semble correspondre à la courte portion du biceps et se terminer sur la cloison intermusculaire interne. Les lractions exercées sur lui ne semblent imprimer aucun mouvement au moignon de l’avant-bras.

A l’avant-bras nous constatons un faisceau charnu qui, par sa situation et sa direction, correspond exactement au long supinateur. Au-dessous, les faisceaux charnus atrophiés se perdent inférieurement dans le tissu de la cicatrice et semblent répondre aux radiaux.

Ectrodactylie de la maîn gauche. — Le bras tant en apparence

- qu’à la dissection est normal. La configuration extérieure de

l’avant-bras semble également normale. La main qui lui suc: cède est formée de trois doigts; deux internes conformés d’une façon normale semblant au premier aspect correspondre aux deux doigts internes de la main, un troisième externe formé de deux parties et semblant correspondre, soit à un pouce bifide, soit à la fusion de l'index et du pouce. En disséquant la face antérieure de l'avant-bras et de la main, et après avoir enlevé les muscles, rond pronateur et grand palmaire, l'étude des fléchisseurs nous apprend : : :

Que du côté du doigt externe, bifide, le fléchisseur profond exisle seul envoyant là un tendon allant s'insérer à l’extrémité

supérieure de la deuxième phalange. Dans ce parcours, de la partie externe du tendon part à l’union de la première avec la deuxième phalange, une petite expansion tendineuse destinée

à la portion externe de ce doigt bifide.

Dans les deux autres doigts les tendons fléchisseurs et pro-

fonds sont normaux.

Le fléchisseur propre du pouce n’est pas nettement différencié du fléchisseur profond. Peut-être le tendon que nous avons décrit comme appartenant au fléchisseur profond et se rendant au pouce provient-il du fléchisseur propre du pouce dont le corps charnu serait alors assez peu distinct de celui du fléchis-

seur commun profond.

Le carré pronateur existe normal au-dessous des fléchisseurs. Si nous passons de la face antérieure de l’avant-bras, à l'étude de la face antérieure de la main, nous constaterons l'existence à la partie externe de muscles analogres à ceux de l’'éminence thénar. L’opposant, le court fléchisseur et le court abducteur (ces deux muscles étant mal différenciés), l’adducteur du pouce existe allant s’insérer suivant la règle au métacarpien ou à la première phalange du doigt bifide. Nous pouvons donc considérer ce doigt externe comme un pouce bifide.

A la partie interne on peut constater l'existence des muscles de l’éminence hypothénar attestant la présence de l’auriculaire

comme doigt le plus interne.

L'examen des muscles des autres régions, c’est-à-dire des parties externes et postérieures de l’avant-bras, permet de constater l'existence normale du muscle long supinateur et d’un muscle radial dont l'insertion inférieure se fait à l'extrémité supérieure du métacarpien du doigt médian ; le deuxième mus : cle radial semble ne pas exister. :

L'extenseur commun des doigts, l’extenseur propre du petit

2 Ge

. doigt, le long abducteur et le court extenseur du pouce sont

normaux.

Nous n'avons pu trouver trace de l’extenseur propre de l’index, quant au long extenseur du pouce, il était probablement intimement fusionné avec le court extenseur et ne formait pas un muscle bien distinct.

Examen de squelette. —Les os élant dépouillés on peut constater l'existence normale du radius et du cubitus.

Au carpe nous constatons le scaphoïde et le semi-lunaire, le pyramidal ; le pisiforme a dû être enlevé lors de la section du cubital antérieur.

La deuxième rangée n’est pas complète. Le trapèze à la partie externe l’os crochu à la partie interne semblent seuls exister. Il n'a en tous cas pas été possible de distinguer dans le squelette de cette portion carpienne un seul os qui put être comparé au grand os. Le trapézoïde semble également manquer.

Le squelette des doigts pour les deux doigts internes formés chacun de trois phalanges est normal. Il n’en est pas de même pour le doigt externe. Ici la première phalange unique à la partie supérieure pour s’articuler avec le métacarpien se divise nettement à la partie inférieure, s’aplatissant et donnant naissance à deux articulations bien distincies pour chacune des parties du doigt bifide. A chacune des dernières phalanges se trouve un ongle.

En résumé il semble prouvé par ia dissection que les deux

doigts manquant sont l'index et le médius. Le pouce est bifide,

les deux doigts internes existent normaux.

et

- Créhangé nus. à

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