OBSERVATION VII
MICKULICZ. — In O Samter. Sur les lymphangi:mes de la cavité buccale. Archiv. f. Klin. Chir. Tome XL1.
Fillette de 10 ans. La famille ne présente aucune tare héréditaire et l'enfant n’a d’ailleurs jamais été malade.
Un jour, par hasard, inspectant la gorge de l'enfant pour une légère angine, la mère découvrit une saillie développée sur le milieu de la partie postérieure de la langue.
On trouve, en effet, à la base de la langue et presque située sur la ligne médiane une tumeur très nette s’élevant de 3 à 4 millimètres au-dessus du niveau de la muqueuse environnante, assez bien nettement délimitée, superficiellement et
qui s'enfonce sans limites précises dans la su!:-tance lin-
guale. En examinant la surface à la lumière réfléchie par un miroir on lui trouve un aspect chagriné : les grains ayant la grosseur d’une tête d’épingle.
La tumeur n'occasionne pas de douleur, seulement un peu de gène de la déglutition et de la phonation,
Aucun moyen thérapeutique n'a encore été employé.
OBSERVATION VIII (résumée).
J. HUTCHINSON. — Lymphatic naevus of the tongue. T. Path. Soc. London, 1890.
Cas dans lequel le côté gauche de la langue était hypertrophié et couvert d’éminences papillaires (beaucoup plus larges que les papilles ordinaires) depuis l’enfance. Le développement très lent de la maladie était probablement dû à une hypertrophie lymphatique de la surface platôt qu'au développement de toute la substance de la langue,
OBSERVATIONS IX et X (résumées).
J. HUTCHINSON (Loco citato).
Fillette de 3 ans et homme de 20 ans qui, tous deux présen- {aient des naevi lymphatiques de la langue semblables à celui du cas rapporté plus haut.
Aucun renseignement anatomo-pathologique.