‹ Contribution à l'étude de l'hémo-lymphangiome de la langueChapitre 42 sur 43 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L. — L'aflection connue sous le nom d'hémo-lymphangiome a suscité de nombreux travaux. L'accord n'est pas encore fait sur la nature exacte de cette affection qu'un grand nombre d'auteurs ont rattachée à une malformation des voies lymphatiques où à une tumeur bénigne du système lymphatique.

II. — On range habituellement cette affection dans le chapitre très vaste et fort imprécis des nævi, qui groupe des affections fort disparates. Il n'existe dans l'hémo-lymphangiome aucune cellule nævique.

IT. — Si la maladie apparaît quelquelois dès la naissance, le plus souvent elle ne se développe que tardivement et présente au cours de son évolution des poussées, des alternatives d'augmentation et de régression qui ont été signalées depuis longtemps et que nous avons relevées dans nos propres observations.

IV. — Le terme d'hémo-lymphangiome nous parail préférable à celui de Iymphangiome simple, bien que la participation des vaisseaux lymphatiques soit toujours prépondérante par rapport à celle des vaisseaux sanguins qui.est réduite.

op

V. — L'explication de la tumeur par la « congénitalité », par une malformation, fait appel à des données fort imprécises et de plus en plus abandonnées dans l'explication des phénomènes pathologiques. Elle ne rend pas compte, en particulier, des variations que présente l'affection que nous étudions.

VI. — L'étude anatomo-pathologique des hémo-lymphangiomes montre l'importance des réactions qui portent la signature de l’inflammation : développement du üssu fibreux, nodules inflammatoires péri-vasculaires et péri-caverneux, présence de cellules géantes, altérations glandulaires et nerveuses. Ces faits doivent être retenus dans le jugement à porter sur la nature de l’hémo-lvmphangiome.

C'est surtout à leur constatation que s’est attaché notre travail.

VIT. — La connaissance plus exacte des causes de l’hémo-lymphangiome nous permeltra sans doute d’agir plus efficacement sur lui. Jusqu'ici les moyens physio-

thérapiques — neige carbonique, électro-coagulation, diathermie, rayons X, radium — ont échoué dans le traitement.

Le Président de la Thèse

Page 1