‹ Contribution à l'étude de l'hémoglobinurie paroxystique essentielleChapitre 15 sur 29 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Mesnet. Archives générales de Médecine, mai 1881)

Homme de 37 ans, ébéniste, entré à l'hôpital Saint Antoine le 4 janvier 1881.

Syphilis il y a quatre ans, soigné pendant trois mois à l'hôpital du Midi. Rien depuis. Pas de fièvres intermittentes.

Il y a deux ans, ictère qui dure trois à quatre semaines.

Pas d’himophilie.

Depuis trois ans il rend des urines rouges chaque fois qu'il a froid et surtout froid aux pieds ; ces accidents ne reviennent que l'hiver, et encore il les évite en restant au chaud.

Le 4 janvier, il est décoloré, teinte jaune cachectique; au cœur, léger souffle à la base, au 1° temps, se prolongeant dans les vaisseaux du cou. Les autres organes normaux.

Le 6 janvier, on fait descendre le malade au jardin, par une température de 0° ; au bout de 15 à 20 minutes la crise éclate: sensation et froid aux pieds, frissonnements, céphalalgie, demi vertige, constriction épigastrique, engourdissement, mal au cœur sans nausées ni vomissements.Latempérature monte à 38°. Urine sanguinolente, vin de Bordeaux, contenant de l’albumine,

de l’'hémoglobine, pas de globules. À une heure, urine, vin de

Bed MEL

Malaga; à deux heures, de même; à trois heures, vin de Bordeaux : à cinq heures, état normal, l'albumine disparait.

L'expérience renouvelée plusieurs fois a toujours réussi.

Quelques jours après l'attaque, la teinte jaune de la peau disparaît, mais elle reste pâle. La quantité d'urine des 24 heures est de 1200 à 1.00 grammes, la densité de 1015 à 1020 ; urée 20 à 22 grammes ; pas d’albumine ni de sucre, pas d'acide oxalique.

L'examen du sang fait par M. Hayem à montré une anémie au 1 degré ; les globules rouges sont peu altérés, normalement riches en hémoglobine.

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