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L'HÉRÉDITÉ DANS LES AFFECTIONS ENDOCRINIENNES

Les recherches toutes récentes de Haldane ont montré les relations étroites des gènes déterminant les caractères héréditaires avec les glandes à sécrétion interne. [Il semble bien que dans le déterminisme morphologique aussi bien que dans celui des caractères chimiques de l’individu, les gènes agissent en grande partie par l’intermédiaire des glandes endocrines. Cette filiation des phénomènes a une importance considérable pour la thérapeutique des maladies héréditaires comme nous le verrons plus loin.

Pour ce qui concerne les caractères staturaux, il semble que les gènes peuvent agir par l’intermédiaire de l’hypophyse. Parmi les affections de cette glande, la possibilité d’une transmission héréditaire a été soulevée pour l’acromégalie et pour le diabète insipide. Grote a trouvé la coexistence familiale fréquente de l’acromégalie, sans que l’on puisse connaître exactement le mode de transmission de la maladie.

Les études de Weil et de Bulloch ont montré que dans un assez grand nombre de cas le diabète insi-

pide pouvait se transmettre selon le mode de l’héré-

dité dominante. La maladie pourrait cependant sauter des générations ce qui montre que la dominance n’est pas tout à fait régulière. Gossage a compté dans 4 familles 43 malades et 50 individus indemnes, ce qui réalise tout à fait des proportions mendéliennes.

Parmi les affections thyroïdiennes, on a tenté de rechercher l’hérédité dans les goîtres endémiques, dans le myxœdème et dans la maladie de Basedow. Pour le goître endémique, la difficulté est dans la coexistence de conditions alimentaires, climatiques, ete. qui rendent la notion de l’hérédité inutile. Certaines formes de myxædème sporadique se transmettraient selon le mode dominant limité au sexe féminin (Bluhm). La maladie de Basedow serait souvent héréditaire suivant le mode dominant lié au sexe, avec la proportion de 11 femelles sur 1 mâle. Dans d’autres généalogies on trouve plutôt une dominance sans rapport avec le sexe (Saller).

L’hérédité du diabète semble bien avoir été démontrée par des documents ‘importants. Ainsi, Michaelis a observé un diabète mortel chez deux jumeaux univitellins. On trouve le diabète juvénile très souvent dans la même famille, en particulier à la suite d’unions consanguines (v. Noorden). Récemment, Pannorst a étudié le diabète chez 5 paires de jumeaux et est arrivé à la conclusion que le diabète se transmet suivant le mode récessif. L'enquête de K. Maddox et M. Scott sur la parenté de 250 diabétiques, arrive aux mêmes conclusions.

La transmission héréditaire a été soulevée à pro-

pos d’autres maladies endocriniennes mais sans preuves sérieuses, aussi n’en tiendrons-nous pas compte ici. Quant aux maladies qui relèvent d’une atteinte complexe du système endocrinien, nous y

reviendrons plus loin.

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