CONCLUSIONS
19 L’hérédité mendélienne semble avoir été négligée jusqu'ici dans l’étiologie des maladies et en particulier dans celles des troubles humoraux. L’état actuel de nos connaissances sur l’hérédité justifie cependant un intérêt plus grand. Nous avons décrit sommairement les trois modes principaux de transmission des caractères pathologiques : dominant, récessif et lié au sexe;
20 Les maladies héréditaires sont dues à des modifications chromosomiques définitives des cellules germinales. Ces modifications semblent se produire par mutations dont le mécanisme nous échappe encore mais où certaines radiations ou certaines actions chimiques peuvent Jouer un rôle;
30 Le diagnostic de la nature héréditaire d’une maladie se base sur des données de valeur inégale. Notons surtout l’importance de l’anamnèse familiale, remontant aussi loin que possible, la survenue de la maladie chez des Jumeaux et l’existence d’une union consanguine dans l’ascendance immédiate;
40 Parmi les maladies endocriniennes, le rôle de l’hérédité a été mis en évidence surtout dans le diabète à transmission récessive. L’hérédité a encore été
soulevée dans l’acromégalie et dans les goîtres;
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59 Parmi les troubles de la nutrition, un grand nombre semblent pouvoir se transmettre par l’hérédité mendélienne : obésité, goutte, diverses dystrophies, ulcères digestifs, ete., mais leur mode semble très complexe et mal élucidé;
60 La disposition allergique semble être due à un facteur dominant mais celui-ci ne détermine pas la nature de l’agent sensibilisant ni le mode clinique de la réaction. Il est vraisemblable que les modalités de la réaction des individus vis-à-vis des infections se trouvent également déterminées par des facteurs héréditaires;
79 La thérapeutique des maladies héréditaires est tout d’abord prophylactique et comprend les diverses mesures eugéniques que nous avons discutées. Il faut savoir cependant que les maladies héréditaires sont accessibles à une thérapeutique curative. Celle-ci modifie le phénotype de l'individu, mais laisse intact le génotype pathologique qui sera transmis aux descendants même en l’absence de manifestations cliniques.
Vu : le Doyen, Vu : le Président de thèse,
ROUSSY LOEPER
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
S. CHARLETY