‹ Contribution à l'étude de l'hérédité du diabète sucré: Considérations d'hygiène préventiveChapitre 20 sur 29 · V. — Hérédité du diabète consomptif · texte numérisé non relu

V. — Hérédité du diabète consomptif

Reprenant les travaux du professeur Labbé et de M. Landau, parus en 1935, nous trouvons les chiffres suivants. Ces auteurs établissent deux statistiques. Dans la première ils étudient minutieusement chez 100 diabétiques les antécédents héréditaires et collatéraux. Dans la seconde ils reprennent 857 observations antérieures de la clinique de la Pitié.

Dans le premier groupe de malades, ils trouvent 23 % de diabétiques héréditaires, la proportion étant, si on envisage les deux grandes formes cliniques, de 20 % de diabètes sans dénutrition, de 35 % de diabètes avec dénutrition.

Dans le second groupe de 857 malades, les proportions sont très voisines :

20 % dans le diabète sans dénutrition ;

34 % dans le diabète avec dénutrition.

Dans ces travaux, le diabète héréditaire apparaît ainsi nettement plus fréquent dans les formes graves de la maladie. Les antécédents héréditaires se distribuent de la façon suivante :

— Grand’mère, dans 0,1 % des cas ;

— Mère, 0 % ;

— Père, 5 % ;

— Frères et sœurs, 20 %.

Ainsi l’importance de l’hérédité familiale ou colla-

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térale apparaît évidente dans cétte: forme :20°% contre 5°% ‘dans le diabète’ bénin. Contrairement à cette opinion: du ‘professeur ! Labbé, Maddox êt Mad. Scott, “de Sydney, affirment-au contraire qu’il nexiste’aueun ‘rapport entre ‘le type -élinique, la gravité ‘les caractères bio-chimiques du diabète sucré et son: caraétère ‘héréditaire. : Ils soulignent d’ailleurs: que leur statistique est'faite dans un milieu sélectionné, portant-sur 454: diabètes: dans des: familles: de la classe: pauvre- de -Sydney:et n’en veulent'tirer aucune affirmation ahsolue.

‘ILest difficile:de comparer ainsi ces résultats avec -ceux publiés‘en France. Ce sont ces derniers que nous -retiendrons pour :en ‘tirer ‘ultérieurement ‘certaines conclusions du point de vue pratique.

L’étude des hérédités associées, telles que lassocia- -tion ‘héréditaire de l'asthme et du diabète, du dia- ‘bète et de certaines dystrophies héréditaires thyroi-

diennes.et pituitaires, enfin du diabète et:du cancer, ont été faites. Ces diverses statistiques publiées, il apparaît -difficile de : dégager une hypothèse. :Et même, dans l’étude par exemple des rapports héréditaires “du-cancer:et du’diabète, les chiffres trouvés semblent ‘à “peu ‘près identiques’ à ceux des séries de contrôle. Nous n’insisterons pas’sur ces questions.

En:résumé, nous avons'envisagé un certain nombre «de statistiques.’ Elles ‘concernent les diabétiques adul- “tes.

‘Dans le diabète infantile, la proportion du diabète ‘héréditaire semble en effet plus élevée. Pour Pincilla, White, vers l’âge de 10 ans, 50 % des diabètes seraïent héréditaires.

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