LUE
La divergence d'opinion se mamifeste principalement à propos des accidents laryngés précocès. Ainsi, tandis que J. Mackenzie pense que ces laryngopathies constituent l’un des phénomèmes les plus constants et les plus caractéristiques de la syphilis congénitale, Sevestre, Arslan, Botey, les regardent comme des manifestations rares. Cependant, tous les auteurs s'accordent à penser que bien des cas doivent être méconnus.
in effet, l'examen du larynx est très difficile chez l'enfant, de sorte que le plus souvent les symptômes fonctionnels seuls attirent l'attention. L'hérédo-syphilis laryngée peut, dans ces conditions, être confondue avec le croup, la laryngite siriduleuse, l’adénopathie trachéobronchique, etc.
Il nous semble aussi que ces manifestions laryngées peuvent passer inaperçues dans les cas où la syphilis congénitale des premiers mois de la vie s'accompagne d'accidents aigus (convulsions, méningites) ou d’accidents chroniques (cachexie et atrepsie) dont l’évolution est le plus souvent fatale.
Les laryngopathies tardives ont été plus fréquemment observées parce que la laryngoscopie devient réalisable chez les enfants plus âgés. Cependant l’insidiosité ou l'ambiguïté de leurs symptômes doivent parfois contribuer à les faire méconnaître. D'autre part certaines affections peuvent causer des erreurs d'interprétation, comme on le verra à propos du diagnostic.