CONCLUSIONS
1° I faut rester très clinicien dans l'examen initial et dans la surveillance minutieuse des blessés du crâne et ne pas adopter une formule générale de conduite applicable à tous les cas;
2° Presque toujours la trépanation primitive est indiquée à cause de l'infection du foyer de fracture et de la possibilité d'un enfoncement:
3° Elle peut être également indiquée lorsqu'il n’y a pas de plaie des téguments, sur la constatation d'un hématome, de symptômes cérébraux, de la présence de sang dans le liquide céphalo-rachidien ;
4 Quand primitivement on s’'abstient, la surveillance minutieuse du blessé s'impose pendant une longue période correspondant à l'intervalle libre de l'hémorragie extradurale (deux à trois jours) et de l’hémorragie intradurale (quatre à huit jours);
5° Lorsqu'un blessé.a été trépané et qu'on n’a pas constaté une hémorragie extradurale, la même surveillance minutieuse doit s'exercer à cause de la possibilité d’un développement lent d'un hématome extradural à source profonde inaccessible ;
6° Il semble même plus sûr et indiqué dans ces cas spéciaux de joindre à la surveillance clinique une surveillance étroite de la plaie dans les jours qui suivent la trépanation.