‹ Contribution à l'étude de l'histoire de l'orthopédieChapitre 14 sur 28 · PORTAL · texte numérisé non relu

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« Dans le dérangement de l’épine, la ligne verticale du corps et le centre de gravité changent de place ; les muscles qui couvrent cette épine ou qui y sont attachés merdent leur direction naturelle peur en prendre une vicieuse ; ils sont obligés de se contracter plus violemment pour produire le même effet,soit dans la marche, soit dans la station debout. La circulation du sang dans le cerveau est plus ou moins dérangée par la compression que les vertèbres cervicales exercent sur les artères ou sur les veines du

cou, le cœur est plus ou moins resserré et déplacé

par les côtes, les poumons sont comprimés et par les os de la poitrine et par le diaphragme. Aussi, ceux qui ont l’épine dérangée, souffrent plus ou moins de la respiration. » |

« On ne couchera jamais les enfants sur des lits de plume, ni sur des matelas mous, ils doivent être

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couchés sur des lits de paille de seigle, d’avoine ou des feuilles de fougère bien sèches. Il faut toujours observer le coucher des enfants : que leur tête soit plus élevée que leurs pieds. »

Rien n’est plus mal entendu en commençant d’asseoir les enfants, que de leur donner des sièges mollement rembourrés de crin. [ls s’y enfoncent, le corps se ploie en avant, leur dos se cambre, d’où il peut résulter qu'ils deviennent bossus. Il faut donc autant qu’on le pourra donner aux enfants un siège proportionné par sa hauteur à celle de leurs petites jambes ; qu’il ne soit ni trop haut, ni trop bas. S'ils sont trop hauts, les enfants sont forcés de lever les épaules pour pouvoir placer leurs coudes sur les accoudoirs ; s’ils sont trop bas, ne pouvant y atteindre également des deux côtés, ils ne s'appuient que d’un seul et ploient leur corps ce qui occasionne la flexion de lépine. »

« Qu'on craigne jusqu'aux lisières, dont on se sert pour soulever les enfants ; les nourrices en abusent pour soulever, par secousses, les corps des petits enfants. Les anciens médecins (Charles Ériexxe (1545) et plusieurs autres) ont b'âmé cette méthode de soulever les enfants pour les faire marcher plus tôt. Il ne faut cesser de répéter aux nourrices que les enfants marchent d'eux-mêmes ; quand ils en ont la force, soit par rapport aux os, qui doivent avoir assez de solidité pour supporter le poids de leur corps sans se courher, soit par rapport aux

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