‹ Contribution à l'étude de l'histoire de l'orthopédieChapitre 17 sur 28 · PRAVAZ · texte numérisé non relu

PRAVAZ

Pravaz fit le procès des méthodes violentes ernployées jusqu'alors pour tenter de redresser les gibbeux ; il conclut au danger des méthodes d'extension et donne quelques exemples à l’appui :

« Ambroise Paré décrit dans l’un de ses ouvrages, la manière de réduire les vertèbres disloquées et la figure par laquelle il a voulu éclaircir cette description représente le patient étendu en pronation sur une table ; deux aides vigoureux exercent au moyen de lacs fixés sous les aisselles et au-dessus des hanches une forte extension sur la colonne vertébrale, pendant que l’opérateur presse avec deux instruments semblables à des fers à repasser sur les vertèbres proéminentes pour Îles réduire à leur place. »

« Fabrice de Hrrpex a rapporté le procédé par lequel un barbier chirurgien voulut redresser l’épine d’un malheureux affecté de gibbosité : après l’avoir fait coucher la face contre terre, il se mit à lui presser les vertèbres avec les deux genoux. »

« Madame de MonrmorEency ayant consulté RaxcHiN, chancelier de la Faculté de Montpellier, pour une-déviation de la colonne vertébrale, celui-ci déclara que la difformité était produite par la luxation de deux vertèbres à la suite d’un catarrhe tombé sur l’épine, et il proposa de la réduire en soumettant la malade à l’action d’une presse à linge ; mais cet

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essai n'ayant pas réussi, parce qu'il y eut menace de suffocation avant que l’on eut pu rétablir les os dans leur position naturelle, on prit le parti de recourir à un cric. On garnit l’extrémité de cette machine qui devait pousser les vertèbres contre la muraille ; on fixa la malade par le moyen de deux hommes robustes qui la tenaient par les épaules ; ensuite, on allongea la crémaillère jusqu’au point où la malade, ne pouvant soutenir les douleurs, obligea de lui donner du relâche. Rancuix dit qu'après plusieurs tentatives infructueuses, 1l parvint à remettre à leur place les vertèbres disloquées. Un fait plus certain c’est que Madame de Moxrmorency mourut peu de temps après. »

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