DELPECH
Derrecx fut partisan des moyens orthopédiques dans le traitement des déviations de la colonne vertébrale. Il inventa un corset qu’il appela « corset suspenseur ».
Cet instrument était calculé dans l’intention de soutenir une partie du poids du tronc, de la tête et des membres supérieurs, et de le transmettre directement au bassin, sans la médiation des côtes ; de n’employer jamais que des formes élastiques et pro- Sressives. k
Ce corset se compose d’une large ceinture en cloche, dans l'épaisseur de laquelle se trouve engagée une lame de ressort courbe et arquée, d’un tuteur en
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deux parties dont une dentée sur un côté, cambrées sur un même calibre de manière à glisser l’une sur Pautre et fenêtrées, pour loger deux vis conductrices, d’un barillet contenant un pignon d’engrenage pour la denture de la partie externe ou supérieure du tuteur, et d’un chiquet saillant pour régler l’ascension d’une lame de ressort fixée par deux vis à la partie externe ou postérieure du tuteur, de deux lames de ressort horizontales fenêtrées pour s’ajuster sur un tasseau directeur, appartenant à la lame du ressort verticale et devant y être assujetties par une vis à tête dont la pression les cambre en arrière, de deux courroies attachées à des boutons, des lames de ressort horizontales servant à fixer le moignon de l'épaule.
Il est aisé de concevoir que, l’appareil étant appliqué, on donne une impulsion ascendante aux partes supérieures au moyen d’une clef.
DerPecx inventa aussi un corset à inclinaison latérale. Ce corset se compose de trois parties principales : la ceinture, qui doit fournir un point d'appui solide au bassin ; le tuteur à deux jambes brisé par un large nœud dans sa partie supérieure ; un berceau élastique, faisant l'office d’un corset embrassant la poitrine au-dessous du sein sans la comprimer. Cet appareil étant appliqué, on presse sur un côté de Ia poitrine tandis que l’on soutient le côté opposé du bassin. Par là, on reporte le poids du tronc dans l’axe du bassin, et, en même temps, le cliquet adapté à la ceinture en rapport avec l’une des jambes du tuteur
qui.
7 CR . . . . . , « , arrête l’inclinaison de celui-ci au degré où on Pa portée. Cet appareil est propre à maintenir le port naturel du tronc, une inflexion latérale de lombes
ayant été effacée, en attendant que la seule force des muscles puisse y suffire.