‹ Contribution à l'étude de l'histoire de l'orthopédieChapitre 22 sur 28 · HORS A · texte numérisé non relu

HORS A

monde a parlé, dont tout le monde parle encore ; bien que Dezrecn ait depuis longtemps rejeté cette cause et que les médecins qui ont sérieusement envisagé la question aient adopté son opinion, elles ne peuvent jouer le rôle de cause déterminante dans la production des déviations ; sans cela, il est telle profession qui ne compterait que des bossus; de plus, il serait inexplicable que les déviations fussent si exceptionnelles chez les garçons, tandis que le sexe féminin semble en avoir le triste apanage.

« La nécessité de ne pas s'éloigner de la perpendicülaire afin de sauvegarder l’équiibre, oblige les muscles à entrer en jeu ; et dès lors, tendent à se surajouter à la courbure prinutive des courbures de compensation ou de balancement qui occupent les extrémités de la colonne et constituent les courbures cervicales et lombaires dont la convexité est antérieure, tandis que celle de la courbure dorsale demeure postérieure.

« Cependant, ces inflexions multiples sont tout d’abord temporaires comme l’inflexion unique de la vie intra-utérine. Elles ne deviennent permanentes qu’au bout de quelques années. Dès que l’enfant est replacé dans la position horizontale, c’est-à-dire soustrait à l’action de la pesanteur qui produisait les courbures du rachis, celui-e1 revient à la rectitude ; il en est ainsi jusqu’à six ou sept ans.

C’est donc sous la seule influence du poids dela tête et du corps que se produisent les trois courbures antéro-postérieures de la colonne vertébrale, les liga-

Jacques Petit. 5

ments ne sont pas assez serrés pour la maintenir dans la rectitude, et la mobilité dont jouissent surtout certaines régions la prédispose à ressentir l’influence de la pesanteur dans la station. Les muscles

peuvent, il est vrai, y remédier mais ne font que pourvoir au maintien de l’équilibre, et d’ailleurs, ils se fatiguent.

Il y a une inégalité persistante de développement entre les deux moitiés du corps, qui se traduit par plusieurs faits bien sensibles ; le bras droit est plus gros que le bras gauche, la main droite plus longue et plus forte. Si l’on admet la moindre différence de développement dans une des moïtiés d’une tige composée de vingt-quatre os, on comprendra qu'il puisse se traduire par une concavitélégère du côté le moins développé, qui pourra s’exagérer sous l’influence d’une eause donnée. »

MaLGaiGNE continue son exposé des déviations du rachis et de leurs différentes causes et il arrive enfin à leur traitement : « On trouve dans l’atlas de Derrecx sur l’orthomorphie lindication et la description d'exercices variés ayant tous pour but de mettre en jeu la force musculaire et tendant à en régler la dépense, de telle sorte qu’elle soit utilisée en vue d’un résultat déterminé se traduisant par une action particulière sur tel ou tel point de l’épine, mais quels que soient les avantages de l’exercice contre cette débilité et le mauvais état général du sujet, cependant il ne faudrait pas vous flatter de

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