‹ Contribution à l'étude de l'histoire de l'orthopédieChapitre 25 sur 28 · BUTS · texte numérisé non relu

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gérée des côtes, quoique bornée, paraît réelle dans certains cas.

On a accusé les corsets orthopédiques d’entraîner l’inaction des muscles du rachis, et par suite leur faiblesse. Ceci se rattache à la question, éternellement agitée, de la préférence à accorder, en orthopédie, aux machines ou aux exercices musculaires, deux ordres de moyens qu’il faudrait bien plutôt allier qu’opposer sans cesse l’un à l’autre. Nous nous contenterons donc d’affirmer que, d’après de nombreux essais faits au dynamomètre, nous sommes autorisés à penser que l’emploi des corsets orthopédiques ne détermine n1 la faiblesse ni l’atrophie ou paralysie des muscles spinaux.

On dit aussi que les ceintures orthopédiques pouvaient déformer le bassin chez les jeunes sujets, ce qui serait un grave inconvément dans le sexe féminin. Nous croyons cette crainte mal fondée. La constriction exercée par la ceinture pelvienne est loin d’être jamais supérieure à la force de développement du bassin ; s’il en était autrement, on en serait averti par la sensibilité des parties molles qui ne supporteraient pas une pareille pression.

Des milliers de sujets ont été soumis de nos jours à l’action de ces appareils, et personne n’a cité un seul exemple d’un résultat semblable. Même dans le rachitisme à la période de mollesse desos,on ne voit pas cet effetse produire, parce qu’on donne beaucoup moins de force aux ceintures chez les très jeunes enfants. Îl faudrait une véritable ostéomalacie pour

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qu'il fut à redouter ; et dans ce cas, le plus léger examen suflirait pour éloigner l'idée de soumettre le bassin à une compression quelconque. L’usage du corset a surtout pour effet de confirmer ce qui a été

obtenu par le massage, la gymnastique, ete. ; et d'empêcher le rachis de reprendre la position vicieuse : dès qu'il est livré à lui-même. »

Voici ce que disent Bouvier et BouLranp au sujet des béquillons : |

«Les tuteurs latéraux sont terminés à leurs extrémités par deux béquillons dont la hauteur est calculée de façon à ne pouvoir surélever les épaules, mais, au contraire, à se tenir écartés des aisselles de 1 centimètre environ:ilfaut, en un mot, que le ma-. lade trouveses béquillons pour s’y appuyer quand la fatigue vient, mais ne se sente pas sou evé par eux. »

Pierre BouzanD ajoute : « DEeLrrEecH avait apporté une telle importance à la gymnastique, qu’il ne concevait pas la possibilité de-traiter la scoliose sans le secours des exercices musculaires. Mais jamais la gymnastique générale ou symétrique, même entre les mains les plus habiles, n’a pu modifier une scoliose au point de la ramener du 3 degré au 17 ; il faut le concours des corsets crthopédiques. »

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