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à une machine qu'il présente ainsi : «€ Si l’enfant n’a pas passé trois ou quatre ans, voici un moyen doux et immanquable de le disposer pour toute sa vie à porter la tête droite. Les muscles n’ont pas acquis encore beaucoup de fermeté, et ils obéissent aisément. Ainsi, c’est le temps favorable pour les réduire à ce que l’on veut. Ce moyen consiste en une mentonnière qui, soutenue en devant par deux fils d’archal disposés en zig-zag, auxquels elle tient, et appuyés par les bouts sur les bords de la voûte du corps piqué à quatre’ doigts au-dessus de la gorge, vient embrasser le menton et sans la moindre violence le repousse en haut. Cette mentonnière qui environne le col et dont la partie postérieure, qui représente deux cornes d’un croissant, s’attache vers la nuque avec deux rubans, est une pièce ouëttée que les fils d’archal disposés en zig-zag poussent en haut par une médiocre, mais assez forte résistance, pour que l’enfant, lorsqu'il veut baisser la tête plus qu'il ne le faut, en soit empêché par la mentonnière dont il s’agit, comme il le feroit par une main étrangère qui viendroit doucement se présenter sous le menton pour le relever. Ces sortes de hausse-cols et autres du même goût ont été imaginés par M.Prrou célèbre maître à danser, qui les fait construire chez lui, rue de la Verrerie. »
Voici enfin d’autres conseils donnés par ANpry concernant «les épaules rondes ; le col enfoncé dans les épaules » : « Les enfants doivent avoir tant pour écrire, que pour lire ou pour manger, des tables si
LANANSE
bien adaptées à leur taille qu'ils ne soient pas obligés de lever les épaules plus qu'il ne faut, ce qui, à la longue, leur rend le col enfoncé quand la table est trop haute ou si la table est trop basse, ils sont obligés de se voûter et d’avancer les épau'es en arrière ce qui leur fait courir le risque de devenir
bossus où d’avoir au moins les épaules rondes. »