CONCLUSIONS
I. — Les modifications histologiques qui sont à la base des lésions rachitiques sont :
1° la prolifération des éléments de la moelle osseuse avec apparition d'éléments normaux ;
2° la vascularisation anormale du cartilage, d’où résulte le bouleversement de la ligne d’érosion, et sans doute l’hypertrophie du cartilage en proliféra-
tion ;
II. -— Le cartilage ainsi vascularisé et hypertrophié subit une ossification prématurée et impar faite, qui empêche l’érosion normale ; désormais ce cartilage est voué à une résorption partielle et à une ossification directe, la. cellule cartilagineuse devenant
un ostéoblaste du tissu spongoïde.
III. — La moelle osseuse, dont les éléments libres font bientôt place à des éléments fixes qui lui donnent son aspect fibroïde, contribue avec le cartilage à la
constitution du tissu spongoïde.
JV. — Le périoste ne prend ordinairement qu’une part assez restreinte à l'édification des lésions,
OR
V. — Le rachitisme guérit par réapparition des éléments libres de la moelle, résorption partielle des travées spongoiïdes et retour du cartilage à l’état normal, idans certains cas, grâce à Ja constitution d’une nouvelle zone de rivulation aux dépens du eartilage indifférent.
VI. — Dans la dystrophie rachitiforme des rats blancs privés de phosphore, il ne s’agit pas d’une chondromyélite, comme dans le rachitisme humain, mais d’une hypertrophie du cartilage, et surtout d’une hyperactivité du périoste.
VII. — Le caractère inflammatoire domine l’histologie pathologique du rachitisme humain. Entre l’ostéomyélite aiguë et le rachitisme il existe des formes de passage dont un exemple est fourni par l'hérédo-syphilis osseuse. Les infections ne doivent pas déterminer ‘le rachitisme par localisation du microbe sur l'os qui occasionne en général un processus de suppuration et de nécrose, mais par l’action des toxines ou des substances toxiques résultant d’un métabolisme vicié. Les intoxications d’origine non
microbienne doivent avoir une action analogue.
Vu Bon à imprimer : Vu et PERMIS d'imprimer : Le Présdent de Thèse, Le Recteur de l’Académie de Paris, MARFAN. APPRDLE Vu Le Doyen,