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l'on admet le principe d'un water-closet par 15 à 20 malades.
Dansle pavillon des hommes, ily aura des urinoirs Ceux-ci seront formés de plaques de faïence ou de porcelaine, ou bien à auge,ou bien à bassin à retenue d'eau en porcelaine. Les urinoirs à retenue d’eau seront en porcelaine et disposés le long de la muraille. Ils communiqueront avec les tuyaux d'évacuation par un Siphon de plomb ventilé en couronne.
Dans le pavillon des femmes seront disposés des bidets en porcelaine, enchâssés dans un cadre de fer, qui sera supporté par trois pieds en fonte. L'eau pourra y être amenée ou enlevée à volonté. Un siphon ventilé sera disposé sur le tuyau d'évacuation. Il faudra avoir soin qu'eau chaude et eau froide puissent parvenir également au bidet. Dans ceux de Boucicaut,il est impossible de se laver à l’eau chaude.
Enfin le nettoyage et la désinfection des cabinets d'aisance de ces salles ne devra jamais se faire à sec, ni avec des lavages à grande eau. Le sol devra être constamment sec.Onle nettoiera avecun lingelégèrement imprégné d’eau ou d’une solution antiseptique pour laver les quelques gouttes d'urine, qui auraient pu être projetée; au dehors des appareils. Si l'on désire la désinfection immédiate des matières, on placera, dans les réservoirs de chasse des solutions désinfectantes, en employant pour cela les appareils de MM.Geneste et Herscher (Progrès Médicali886). Mais,en employant le tout à l'égout, cette précaution semble tout au moins peu utile.
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6oLinge sale.—M.le Docteur E. Vallin a appelé
l'attention sur les dangers du linge sale et conclu
que les linges souillés par les malades devraient
être passés à l'étuve avant d'aller au blanchissage,
et que des sacs fermés, en toile serrée, qui seraient ensuite lessivés, devraient les y porter.
Quoi qu'il en soit, un endroit spécial du pavillon doit être réservé au service du linge sale. Dans les pavillons de Boucicaut, on voit des trémies à linge sale, trémies en bois qui ne devraient certainement pas exister dans un hôpital moderne. La disposition du caveau à linge sale est certainement bien mieux comprise au nouvel hôpital Trousseau : à la partie supérieure du caveau, est une ouverture, fermée par une trappe de bois, recouverte d'une feuille d'étain, et par laquelle on jette le linge sale. Les parois du caveau sont cimentées et faciles à désinfecter. Une pôrte, donnant à l'extérieur, permet de retirer facilement le linge.
Ce système est certainement bon; mais on ne saurait tolérer l'ouverture du caveau à l'extérieur. L'ouverture inférieure du caveau doit être dans le sous-sol. Là, chaque jour, le linge sale en sera retiré et transporté dans des appareils, hermétiquement clos, au pavillon de la désinfection.
7° Réfectoire. — Dans les anciens hôpitaux et dans pas mal de nouveaux, les malades mangent dans leur lit et sur leur lit. M. Chauffard s'en plaint à juste titre à ia Commission des Réformes hospitalières. Un malade qui peut se lever mange à côté