UNE
d’un pneumonique ou d'un fébricitant qui est à la diète. Ce qui est permis à l'un est interdit à l’autre et trop souvent, par condescendance, l'un passe à son voisin ce qui lui est refusé. Les recrudescences ou les rechutes de dothiénentérie ont bien souvent cette cause.
Un réfectoire pour les malades non alités dans une annexe du pavillon est donc d’une nécessité absolue. La salle bien éclairée et ventilée recevra les malades, pouvant marcher, qui y apporteront leurs objets de vaisselle, lesquels leur seront enlevés, après le repas, pour être complètement nettoyés at stérilisés.
Entre les repas, le réfectoire pourra servir de fumoir, de saiîles de jeu et de récréation, sans entamer pour cela les privilèges de la véranda.
80 Tisanerie. — M. Bondet réclame une tisanerie dans les annexes des salles. Un simple appareil au gaz, par exemple, servira à faire chauffer les tisanes, les cataplasmes, les mets refroidis par le transport de la cuisine au pavillon.
9° Service de l’alimentation.— Le service de l'alimentation sera fait par un monte-charge comme à Boucicaut. Les mets viendront de la cuisine par les sous-sols. Seuls, les petits plats, réservés à l'alimentation des typhiques en convalescence, pourront être cuits sur le petit fourneau de la tisanerie.
100 Ascenseur. — À côté du monte-charge il y aura un ascenseur montant et descendant au soussol. Par ce moyen seul, le pavillon sera en communication avec les autres services de l'hôpital. Par là, se fera le service des morts et de la désinfection, le transport des malades d'un pavillon à un autre, sans qu'il soit nécessaire de deux appareils ou d'employer une autre voie, car il est plus que ridicule de s’arrêter à la considération suivante : c’est qu'un même ascenseur ne peut décemment servir aux vivants et aux morts.
119 Chambres d'isolement. — M. Bécière, dans son rapport à la Commission des Réformes hospitalières, pose comme base de la question que le séjour d’un malade à lhôpital ne doit jamais être pour lui une cause de maladie nouvelle. Il soutient, en conséquence, que dans les hôpitaux à venir, il faut renoncer aux grandes salles communes et préférer de petites chambres de deux lits au maximum, ouvertes par une porte vitrée sur une galerie exté rieure ou intérieure, séparées par des cloisons transparentes et pouvant, au gré du médecin, être iso'ées ou mises en communication les unes avec les autres au moyen de portes à coulisses glissant dans la cloison intermédiaire. Dans les hôpitaux existants il faut réserver quatre ou six boxes isolés, à cloisons vitrées, pour les suspects, les fébricitants, les agités, CHA AELCS |
Il est certain que le principe est excellent. Mais la division des salles de cette façon serait onéreuse. De
LEE plus, dans l'hôpital modèle il doit y avoir des pavillons pour Îles contagieux de chaque espèce, un pavillon spécialement destiné aux tuberculeux, un autre aux malades bruyants attendant leur transfert aux asiles départementaux.
Quels malades reste-t-il donc à isoler dans une salle de médecine générale? Lesfébricitants bruyants, les malades en agonie, ceux exhalant une odeur infecte de par le fait de leur maladie, etc., etc.
C'est pour cela que nous demandons qu’à chaque service soient annexées trois ou quatre chambres d'isolement à deux lits. Dans l’une on pourra réserver un ou deux boxes pour les malades douteux qui pourraient entrer au pavillon.
Dans les autres, on mettra les malades gênant la tranquillité de la salle, surtout la nuit, et les agonisants qui ainsi ne mourront pas dans la salle commune. De la chambre d’isolement,corps et lit complet partiront ensuite par l'ascenseur au sous-sol et,de là. à l’amphithéâtre et au pavillon de désinfection.
Disposition générale des pavillons de médecine. — A l'hôpital Boucicaut il y a cinq pavillons : un pavillon d'isolement, deux pavillons réservés aux tuberculeux et deux aux non tuberculeux. La porte d'entrée du pavillon d'isolement donne dans un grand vestibule au centre duquel est un immense lavabo avec six cuvettes exclusivement réservées au personnel médical. A droite se trouvent le water-closet et le lavabo des malades. À gauche le vestiaire du chef de service et des élèves ; au fond.
due re un escalier de dégagement descendant dans le sous-: sol. Aux quatre coins, se trouve une chambre d'’isolement à un seul lit. Les autres pavillons sont composés de deux parties : la première à simple rez-dechaussée; la seconde à un étage avec deux fenêtres: de façade. Le rez-de-chaussée comprend deux parties : la plus grande représente la salle qui contient 12 à 18 lits. L'autre présente, au milieu,le corridor allant de l'entrée à la porte de la salle et flanqué de dépendances : office, lingerie,réfectoire,water-closet, isolement, cabinet de la surveillante avec large baie vitrée sur la salle. Au bout de celle-ci, se trouve une véranda vitrée, sorte de jardin d'hiver.
A l'hôpital Bretonneau, les pavillons sont ainsi constitués : au rez-de-chaussée deux grandes salles comprenant chacune 12 lits, dont 4 boxes, séparées l'une de l’autre par un vaste vestibule sur lequel s'ouvrent les dépendances: office,salle de bains, etc. A l'extrémité des salles se trouve une logoia. Le vestibule donne également accès à une petite crèche de quatre chambres, qui ont chacune une porte de sortie sur le jardin. Le premier étage présente une disposition analogue à celle du rez-de-chaussée. :
Au nouvel hôpital Trousseau, deux pavillons à un étage, réunis par une longue galerie transversale, constituent le service de médecine. Dans cette galerie se trouvent : à droite le cabinet du médecin, un vestibule avec sortie sur une cour de récréation, une Salle de bains ; à gauche l'oflice, un vestibule donnant accès sur la cour et une salle de bains. Chaque pavillon comprend une grande salle au rez-
de-chaussée et une au premier étage disposées sur le même plan. Chacune des salles renferme 12 lits, dont 4 boxes. A leur entrée se trouvent les lavabos, un vestiaire et un water-closet. Dans la salle du haut, le plafond est en anse de panier; il est horizontal en bas. Auprès du pavillon de médecine se trouve la crèche.
En résumé,un service de médecine se composera de deux pavillons d'hommes et de deux pavillons de femmes ; à chaque pavillon sera annexé un pavillon pour les malades convalescents.
Chaque pavillon contiendra toutes les annexes que nous avons indiquées.
GHAPFFRETV
Service de Chirurgie
Salles de malades. — Les salles de malades seront disposées comme en médecine. Elles auront les mêmes annexes et, en plus, une salle de pansement existera pour chaque salie, à moins qu’on ne la relègue dans le pavillon d'opérations qui devra être annexé à chaque pavillon.
Salle d'opérations. — M. Kirmisson, à la suite d'un voyage en Suisse et sur les bords du Rhin, formule ainsi les desiderata d’une salle d'opérations : « L’éclairage doit s’y faire simultanément par le plafond et par l’un des côtés. Le pavage sera en asphalte ou mosaïque pour permettre le lavage quotidien. Les robinets des lavabos seront les uns à eau chaude, les autres à eau froide. Il y aura une étuve pour désinfecter les instruments et les pièces à pansements, des injecteurs pour lelavage des plaies, des bassins larges et plats dans lesquels devront
tremper les instruments, des boîtes remplies de liquide antiseptique où nageront des bobines à Msn
Les salles d'opération des nouveaux hôpitaux de France et de l'étranger cherchent à se conformer à ces desiderata. Qu'il nous soit permis d'en étudier ici quelques-unes.
A Moscou, aux Cliniques chirurgicales, 1l existe deux laboratoires par clinique, l’un de microscopie, l’autre de bactériologie clinique, une bibliothèque, une policlinique et une salle de cours de 60 à 80 auditeurs. [1 y a deux salles d'opérations : la première, dite salle de laparotomies, a une hauteur de5 mètres et une capacité de 420 mètres cubes. Elle est éclairée de trois côtés par de grandes fenêtres et,en outre,par une lanterne vitrée, surplombant le milieu de la salle, de sorte que la lumière y est versée à profusion. Les murs sont recouverts de haut en bas d’une couche de peinture à l’huile de couleur claire. Le sol est en asphalte également peint. Le chauffage est assuré par quatre rangées de tuyaux, placés le long des murs, qui permettent de porter à 200 degrés et plus, en 1 heure 1/2 ou 2 heures, la température de fa pièce. La seconde salle, qui est dite grande salle des opérations et qui sert aussi d'amphithéâtre,est une vaste pièce à deux rangées de fenêtres, d’une capacité de 1530 mètres cubes. L'amphithéâtre peut contenir 250 à 300 personnes. Il a la forme d’un fer à cheval et se compose de deux parties : l'une en bois, l’autre métallique. La partie en bois contientquatre rangéesde sièges, soit 150 spectateurs. La partie métallique
forine trois étages sur colonnes en fonte et calculés de façon à ce que le 1er rang des sièges se trouve à une hauteur de 2 m. 50 au-dessus du sol. Cette partie peut contenir 100 à 120 spectateurs. Les meilleures places sont celles du rer rang de l’amphithéâtre métallique. Du 2° et du 3° rang on voit bien tout, mais quelques spectateurs sont obligés de se servir de jumelles. Au centre de ces deux amphithéâtres se trouve un espace large de 4 mètres environ et long d’un peu moins de 5 mètres : c’est là que se fon: les opérations sur une ou deux tables. Dans cet endroit est concentrée une masse de lumière, déversée par une énorme fenêtre qui mesure 4 mètres de large sur 7 m. 50 de haut et qui est fermée par de grandes glaces, et par une grande lanterne percée dans le plafond. Les parties latérales, derrière l’amphithéâtre, sont éclairées par des fenêtres placées dans la partie supérieure des murailles latérales. Le soir, l’espace réservé aux opérations est éclairé par une rangée de lampes électriques (8 lampes de 10 bougies chacune) placées au-dessous de l'étage inférieur de l’amphithéâtre métallique et par une lampe de 300 bougies, placée au-dessus de la table d'opérations. Le sol est en asphalte, recouvert d'une couche de peinture à l'huile, qu'on renouvelle une fois par an, et deux fois, dans le même laps de temps, dans l'espace réservé aux opérations. Tout l’amphithéâtre du haut en bas est écalement recouvert d’une couche de couleur à l'huile. Dans le mur, est un robinet muni d'une lance au moyen de laquelle toute la salle d'opérations, y compris l’'amphithéâtre, est large-
Taie ment arrosée chaque matin par un jet d'eau, qui entraîne toute la boue et toutela poussière. En hiver, afin d'éviter l'entrée du froid par la grande fenêtre latérale, qui éclaire la table d'opérations, outre Îles cadres ordinaires avec glaces, il existe encore un troisième cadre, ouvert par le haut et, entre ce cadre et le second, vers le bas, se trouve un tuyau d’eau chaude qui y réchauffe l'air. Enfin, les lavabos sont à eau chaude et à eau froide, les tables et Îles étagères sont en verre; il y a une armoire pour réchauffer le linge et un stérilisateur à vapeur pour les pansements. Les tables d'opérations sont en bois, de forme ordinaire ou en métal avec dessus de zinc et de hauteurs variées.
A l'hôpital Moabit, à Berlin, la salle d'opérations est constituée par une baraque transformée. La salle est bien éclairée, longue de dix mètres. Le sol est en mosaïque, les parois sont revêtues de bois peint en blanc. [y a trois lavabos, trois lits d'opérations, dont deux sont des tables de Sonnenburg ; une grande vitrine à instruments, le touten fer eten verre. Une étuve à stérilisation est annexce à la salle.
A l'hôpital Friedrichshain, la salle d'opérations offre 10 mètres de long sur 12 de large et 5 de haut. Elle est éclairée latéralementet par en haut. Le sol esten mosaïque. Il y a troislits d'opérations de modèle différent et une vitrine superbe. La table à instruments, roulante, est à deux étages ; sur le supérieur sont les instruments, sur un plateau en forme de grille, sur l'inférieur sont deux bassins remplis à moitié d'eau phéniquée à 3 pour 100. Les instru-
tn es ments ne plongent dans aucun liquide, mais tout instrument qui a servi est lavé immédiatement à l’eau phéniquée par un infirmier, qui le remet sur la grille. Une grandetablette de verre fait presque le tour de la salle et, sur elle, tout est toujours prêt, thermocautère, laveur, seringues, etc.
À Paris, la salle d'opérations de l'hôpital Saint- Antoine est citée comme un modèle. Le chauffage comporte deux appareils : 1° un calorifère, situé dans une cave voisine, envoie l'air chaud dans la salle à travers 130 tubes en métal, dont les orifices juxtaposés affleurent le murde la salle et peuvent être fermés par des portes en cuivre nickelé. Au-dessous de ces tubes est disposée une batterie de 45 becs Bunsen dont le gaz, brülant dès l'instant où l’on ouvre les battants des portes, porte les tubes à une température assez élevée pour assurer une complète stérilisation de l'air qui les traverse ; 20 une armoire métallique, chauffée au gaz, pour le linge.
Le mobilier de la salle est constitué par : une table d'opérations roulante, d'un modèle spécial à l'hôpital ; quatre tables-étagères roulantes en cuivre et glace ; deux tablettes en glace à support de nickel; une petite table d'un modèle spécial à l'hôpital pour les opérations du braset dela main, à niveau variable; une étuve à air sec avec thermomètre métallique pour stériliser tous les objets solides, depuis les instruments jusqu'aux cuvettes; une étuve de Wiesnegg, à régulateur, pour lastérilisation des instruments ;une étuve autoclave pour la stérilisation des pansements par voie humide; une chaudière pour stériliser l'eau à
AT pansements; un porte-pulvérisateur à niveau variable; un tabouret à vis pour l'opérateur ; un pupitre enfin pour les registres des opérations faites dans la salle.
A l'hôpital Broca, deux salles d'opérations : celle des opérations septiques et celle des opérations aseptiques. La première ne contient aucun appareil,aucun tuyautage sauf les radiateurs et deux lavabos. Les parois sont tapissées d'opaline jusqu'à une hauteur de 2 m. 25. À gauche sont les tribunes des spectateurs ; la tribune inférieure est formée de deux gradinsen ciment, le premier à o m. 60 du sol, le second à o m. 90. La tribune supérieure est métallique. Cette disposition permet auxélèves, quisurplombent à distance l'opérateur, de suivre exactement tous les temps d'uue intervention, sans jamais gêner ni être gênés. L'éclairage est parfait par une baie vitrée latéro-supérieure de 2 m. 40 de large. Cette baie prend au milieu du plafond et descend jusqu’à o m.80 du sol, comprenant ainsi un large segment du plafond et une grande étendue de la paroi. La nuit, l'éclairage est assuré par une grosse lampe électrique. L'aérationse fait par une batterie de chauffe, placée dans les combles, et commandant une vaste ouverture grillagée. Une toile tamisante empêche toute poussière de pénétrer, à travers ce grillage, dans la salle.
La salle d'opérations aseptiques comprend le grand amphithéâtre formé de six gradins en ciment de forme hémi-circulaire, séparés en leur milieu par un escalier qui dessert chacun d'eux. Les trois premiers rangs sont garnis d'une table, les autres
NOT = d'une rampe en fer. Il n’y a pas de banc. Chaque élève a son siège isolé, qui est un tabouret à pied en fer, fixé dans le gradin et à dessus en bois. Les gradins sont assez larges pour qu’en arrière du tabouret le passage soit toujours libre. Tout le long des murs, court, en arrière, une rampe d’eau; dès qu'on l’ouvre, l’eau s'épand dans les gradins et, de cascade en cascade, coule du haut en bas de l’amphithéâtre et arrive à l’hémicycle, où elle se jette dans le tuyau d'évacuation. Il existe, en outre, un jet puissant donné par une lance qui permet de laver les parois.
L'hémicycle, isolé de l'amphithéâtre proprement dit, sert de salle d'opérations et de lieu de démonstrations. Il présente cette particularité d’être surmonté par un balcon métallique de 2 m.80o de haut, d’où les élèves peuvent suivre les opérations. Une étroite marquise en verre, installée le long du balcon,permet d'éviter la chute d’un objet sur la table d'opérations ; c'est donc à travers une lame de verre qu’on peut suivre une intervention. L’hémicycle contient un lit servant de table d'examen ou d'opérations et un lavabo à trois places. A l'extrémité opposée à la porte d'entrée est une petite salle d'appareils. L’éclairage se fait par une baie latéro-supérieure de 3 m. de large. Cette baie rejoint la lanterne qui domine le tout.Cette lanterneest elle-même ajourée et constitue une prise de lumière supérieure. L’éclairage est complété par deux fenêtres, dominant le dernier rang des gradins. La nuit, de puissants réflecteurs électriques assurent la clarté de la salle. Le chauffage se
TR
RS fait par des radiateurs et serpentins placés immédiatement au-devant du soubassement de Ia baie vitrée.
L'eau bouillie est fournie par la chaudière, l'eau stérilisée par un appareil Rouart, Geneste et Herscher, placé dans le sous-sol du grand amphithéâtre.
Les lavabos sont à pédales et à cuvette à renversement. Chaque pédale commande soit à Îa canalisation à eau chaude, soit à la canalisation à eau froide. Au-dessus de chaque lavabo se trouvent une gouttière à eau stérilisée courante, où baignent constamment les brosses, et une glace.
En résumé,la salle d'opérations de l’annexe Pascal est calquée sur celle des Cliniques impériales de Moscou, que nous avons étudiée dans les pages précédentes.
Les salles d'opérations de Broca peuvent être prises pour modèle; deux salles sont, en effet, nécessaires : l’une pour les opérations aseptiques, l’autre pour les opérations septiques. Une table d'opérations, un tabouret pour l'opérateur, des lavabos, une table à étagère roulante pour les instruments, voilà ce qui doit simplement constituer le matériel des salles. Tout ce qui est en surplus de cela à l'hôpital Saint- Antoine sera relégué dans d’autres salles à l’hôpital modèle. Un brancard, sur roues caoutchoutées, et avec plateau mobile, permettant de déposer l'opéré dans son lit, complètera le matériel, Comme à Broca, comme à Moscou, les parois de la salle seront stérilisables par un lavage antiseptique et nettoyables par le lavage à grande eau; l'éclairage
sera intense de jour et de nuit, la chaleur douce et constante. De l’eau chaude et de l’eau froide stérilisées seront toujours à la portée de l’opérateur, qui aura toujours sous la main une solution antiseptique. La table d’opérations, enfin, sera la plus simpie possible.
Salle d'instruments. — Près de la salle d'opérations, se trouvera une autre salle réservée aux instruments. A l'hôpital Broca, qui peut encore être pris pour modèle, cette salle contient : une armoire renfermant les boîtes de pansements stérilisés, la soie, le catgut; une vitrine de deux mètres de long sur 1 m. 80 de haut et o m. 40 de profondeur, montée sur pieds de o m. 35 de haut. Le dessus est en oblique et fermé par une seule plaque de verre. Le fond est garni d'une glace étamée. Tout le meuble est en cuivre nickelé et en glaces. Les portes sont au nombre de quatre et s'ouvrent par paires. A l'intérieur de la vitrine, sont disposées huit tablettes de verre de o m. 56 de largeur sur deux mètres de longueur. Sur ces tablettes sont rangés les instruments.
Salle d’anesthésie. — Comme à l'hôpital Broca encore, la salle d’anesthésie contiendra un lavabo, un fourneau à gaz et un filtre, de manière à.y préparer complètement le malade à opérer. La ventilation et l’aération y seront parfaites, de façon à pouvoir parer à tout accident. La salle aura une porte donnant à l'extérieur et une porte donnant à l'intérieur , celle-ci capitonnée pour intercepter les cris des malades que l’on anesthésie.
ET ie
Salle de stérilisation. — Cette salle est encore merveilleusement installée à l’hôpital Broca et servira de modèle. Au centre de cette salle se trouve une table en fer peint, recouverte de lave mesurant 1 mètre sur 2. Sur cette table sont préparés les pansements. Entre les deux fenêtres se trouve un lavabo à deux places et à pédales. Enfin le mobilier est complété par deux autoclaves à pression pour la stérilisation de la ouate, une grande étuve à vapeur sous pression et une étuve sèche.
La grande étuve à vapeur sous pression est constituée par un cofire en fer, monté sur trois pieds et adossé au mur. Ce coffre contient. huit récipients en tôle d’acier, placés horizontalement et s'ouvrant sur la grande face verticale en deux rangées superposées. Ils sont destinés à contenir : les instruments, le coton, les liquides, les tampons, les blouses, la gaze, les pansements complets, les tabliers à stériliser. Chaque récipient est fermé par une porte à charnière ; une vis à volant, placée au milieu de la porte, permet d'assurer l'étanchéité du joint. Une petite chaudière à vapeur en tôle d'acier et chauffée par le gaz, produit la vapeur nécessaire et est timbrée à 2 atmosphères , ce qui répond à 1350, température nécessaire pour assurer la stérilisation.
Une canalisation de cuivre conduit la vapeur aux branchements, garnis de valves en bronze, pour les répartir aux récipients deux par deux. Cette vapeur pénètre d’abord dans le récipient supérieur, puis dans l'inférieur et l’eau condensée retourne à la chaudière par une autre canalisation en cuivre. On peut à
volonté stériliser à la fois deux, quatre, six ou huit cylindres. L'appareil fonctionne de la façon suivante: la chaudière, une fois remplie d’eau, on allume le brüleur à gaz. Quand la pression est à deux atmosphères, on ouvre le robinet de prise de vapeur sur la chaudière et le robinet de retour d’eau, puis les petits robinets d'introduction de vapeur dans les récipients qui contiennent les objets à stériliser. On ouvre aussi les robinets correspondants qui commandent les tuyaux de retour d’eau de condensation des récipients, mis en fonction. L'opération terminée, on ouvre les récipients, en desserrant la vis à volant qui fait pression sur la porte.
Cet autoclave permet ainsi de stériliser les instruments sous pression, en les plongeant dans une solution de borate ou de benzoate de soude à 2 pour 100.
Salle de pansement. -- A Berlin, à l’hôpital Moabit, le lieu où se font les pansements est dans la salle des malades elle-même. Un espace de 3 mètres en avant de la salle est réservé pour cela, et cet espace est séparé des lits par un simple paravent.
Ceci est évidemment déplorable et la salle de pansement doit faire partie des annexes des salles, ou mieux, du pavillon d'opérations annexé à chaque pavillon. Elle pourra être divisée en deux parties : l'une pour les pansements proprement dits; l’autre pour l'application des plâtres et autres appareils d’orthopédie.
Laboratoires. — Enfin, comme à Moscou, des