‹ Contribution à l'étude de l'Hydro-climatisme SocialChapitre 14 sur 47 · ER RE · texte numérisé non relu

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teur d'Ayur Veda, décrit la Phtisie, énumère une thérapeutique variée tirée du règne végétal et des pratiques hygiéniques.

Les Egyptiens avaient une (thérapeutique de la phlisie, qui nous est rapportée par Prosper Alpin, elle consistait surtout en révulsions.

Les Chinois avaient dans l'antiquité des médicaments, qui étaient à peu près ceux de la Médecine chinoise moderne un grand nombre de médicaments tirés du règne animal et végétal, et des moxas faits avec de la laine.

En somme, dans l'Antiquité orientale, la tuberculose est mal isolée, sa thérapeutique souvent élrange et enfantine, sauf dans la Médecine hindoue, où dans lAyur Veda, on note quelques directives intéressantes.

Dans la Grèce antique, l'Ecole de Cos, celle de Cnide et Hippocrate semblent avoir conseillé surtout le repos et les soins hygiéniques. :

Dans l'Antiquité romaine Asclépiade de Prusa, Themison de Laodice semblent avoir eu la même opinion.

Aux premiers siècles de notre ère, la Médecine paraît désorientée : elle passa aux mains des charlatans, la thériaque semble le médicament alors très en vogue, elle ne fut supprimée du codex qu’en 1908.

Galien (131-210 après J.-C.) comprit l'importance que pouvaient tenir l’hygiène, la diétélique, el la cure d'air dans la thérapeutique anti-tuberculeuse. Les méthodes de Galien furent continuées par ses élèves, mais disparaissent après eux pour faire place à une pharmacopée multiple.

Chez les Arabes, la diététique fut l’objet de prescriptions multiples, les cures d'altitude ne semblent pas avoir été omises (Avicenne).

Nous ne possédons que de très rares documents sur Pépoque gauloise : Sidoine Apollinaire, Evêque de Clermont (439-489), à écrit que les Eaux du Mont-Dore convenaient à la Phlisie débutante, À une période plus avancée, quand !a fièvre devient forte, Sidoine conseille la campagne.

Au Moyen-Age la médecine élait exercée à titre charitable

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par les religieux ; une nonne Hildegarde (1098-1180) fut particulièrement célèbre : son traitement de la phlisie était hygiéno-diététique.

Les documents abondent sur la Renaissance, Mathieu Fer: rari, Forestus, Frascalor, Ambroise Paré (1510-1592) conseillent aux tuberculeux l'hygiène, la diététique, un climat tempéré, l’aération, l’allilude, l'air marin, mais les déplacements étaient difficiles : on insistait surtout sur l'hygiène individuelle.

Au xvue siècle, une orientation toute nouvelle apparaît avec Sydenham, qui préconisa les cures d'exercice et de cheval. Il est à noter qu’alors, on essaya, dans le traitement de la tuberculose, tous les produits nouveaux importés en Europe : quinquina, thé, café, cacao, avec le même insuecès.

Le xvi siècle ne semble pas avoir apporté d'éléments nouveaux dans le (traitement de la phlsie, les œuvres d'Hoffmann, de Vandermande, de Flanque, de Dupré de Lisle, ete. mettent au point l'emploi de certains médicaments, les eritiquent, el préconisent l'air pur renouvelé, l'air des étabies, celui de la terre fraîchement remuée, les cures thermales.

La saignée depuis longtemps employée dans le traitement

de la tuberculose sera surtout en honneur avec Broussais et

son Ecole.

Au xix° siècle, Laennec fut partisan de la climatothérapie : « De tous les moyens emplovés, écrit-il, il n’en est aucun qui n’est suivi le plus souvent de la suspension ou de la cessation totale de la phtisie que le changement d'air. »

Le xix® siècle vit employer dans le traitement de la tuberculose des médicaments nouveaux, huile de foie de morue, créosote, digitale, protoiodure de fer, etc., leur vogue fut éphémère.

A cette époque la tuberculose est, au reste, si mal individualisée, qu'elle était fréquemment scindée en pneumonie caséeuse et en tuberculose vraie, pour en faire deux affections autonomes.

Deux événements importants se produisent alors, Villemin démontre la contagiosité de la tuberculose de 1860 à 1865. En 1862, Koch découvre le bacille tuberculeux.

On attribue généralement à Miss Florence Nightigale, infirmière anglaise, l’idée première de la cure systématique d'air et de suralimentation. Mais c’est Hermann Bremer, qui, dans sa Thèse en 1856, établit l'importance de la cure hygiéno-diététique en établissements clos. Dettweiller reprit cétte théorie, mais soutint la non spécificité des climats et la non existence de climats d'immunité parfaite.

Les cures thermales sulfureuses eurent de nombreux partisans dont Gueneau de Mussy, Pidoux, Peter, mais ce dernier soutint qu'elles élaient néfastes dans les formes avec hémoptysies.

La décadence de la saignée est définitive.

Depuis 1862 nous assistons à la vulgarisation des idées de Brehmer et de Deltweiller et à la multiplication des sanatoriums, et à la cure associée de repos et d'aération. Il est toutefois à noter que la cure de travail eut ses partisans au début du xx° siècle : le Docteur Lipp au sanatorium allemand Armst Ludwig fit travailler ses malades. A Lister, en Norvège, le Docteur Grandt fit de même.

La chimiothérapie semble avoir apporté peu d'éléments nouveaux.

Le médecin danois Holgar Müllgaard, en 1924, préconisa l'emploi des sels d’or.

La tuberculinothérapie découverte par Koch en 1890, fut critiquée par Villemin en 1891 ; plus modérément appliquée,

elle a encore des partisans. '

La sérothérapie par sérums de Jousset, Marmoreck, de Vallée, d’Arloing, fut étudiée.

La vaccination fit également son apparition avec les vaccins de Massagliano, Bruschettini, Friedmann, Schiga, le BG:

Forlanini de Pavie, en 1882, étudia la compression thérapeutique du poumon. En 1892, il pratiqua le pneumothorax thérapeutique. Depuis, la méthode ne cessa de se vulgariser ; elle parail actuellement notre thérapeutique la plus puissante. Cette opinion universellement admise est vérifiée par les statistiques de lous les pays. La chirurgie par thoraco-

plastie, phrénicectomie, section d’adhérences, apporta son aide à la collapsothérapie par pneumothorax.

De l'antiquité à nos jours, de nombreux médicaments furent successivement employés. Ils furent si nombreux qu'ils sont impossibles à énumérer, Il paraîl vraisemblable de dire que presque tous les médicaments actuellement connus ont été essayés dans Le traitement de la tuberculose.

De ce rapide historique de la question, que pouvons-nous faire ressortir ? Sinon que, comme l’a dit M. Rist dans son livre sur la tuberculose, c'est une illusion dangereuse de croire que cette affection puisse actuellement être influencée favorablement dans son évolution par des médicaments. Par contre, l’aéralion continue, dans un climat approprié, associée au repos qui est le fondement essentiel de. la cure hygiéno-diététique, donne le plus souvent en sanatorium des résultats satisfaisants. Pour juger avec équité de ces résultats, il faut les opposer à ceux de la thérapeutique médicamenteuse, qui sont le plus souvent négatifs (Rist).

Nous possédons depuis la découverte de Forlanini un moven efficace d'agir sur la tuberculose pulmonaire, non par un moyen directement curateur à la façon d'une appendicectomie, qui enlève à la fois l'organe malade et la maladie, mais en mettant l'organisme en élat de mieux réagir et de développer plus facilement le processus cicatriciel. Cette thérapeutique ne se suffit donc pas à elle-même, elle a besoin que la nature fasse les frais de la cicalrisation, sans laquelle on ne peul parler de guérison. On comprend alors combien il est logique, profilable et indispensable parfois d'associer à cette thérapeutique la cure hygiéno-diétélique, qui, augmentant les moyens de défense naturels, permet, hâte el facilite cette guérison. M. Dumarest, dans son livre bien connu, préfacé par le Prof. Bezançon, sur la Pratique du pneumothorax thérapeutique, dit : « Nous croyons que le pneumothorax a tout avantage à être pendant les premiers mois un traitement de sanatorium. À part celle cure hygiéno-diélétique, peu d'indications thérapeutiques restent aux porteurs de pneumothorax. »

L'opinion de certains médecins et profanes, ces dernières

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