‹ Contribution à l'étude de l'Hydro-climatisme SocialChapitre 25 sur 47 · LOG · texte numérisé non relu

LOG

A. Fournier, font actuellement prescrire des traitements prolongés de 20 ans el plus avec surveillance indéfinie.

Cette notion de trailement très long avec des médicaments plus ou moins loriques est importante, car elle amène à conclure que l’on devra, par tous Les moyens, arriver à faire supporter ces trailements sans dommages.

Une autre notion paraîl également (rès importante, c’est celle bien connue et souvent signalée de « terrain ». C'est une notion très vaste et assez mal définie, qui pourrait expliquer bien des choses : certaines immunitlés naturelles, certaines évolutions de la syphilis. Ceci nous paraît également important, car nous sommes ainsi incilés à agir ou plutôt à essayer d'agir sur ce térrain, par des médications appropriées : nous y reviendrons tout à l’heure.

Nous ne paraissons pas pour l’instant encore être maîtres de l’affection syphilitique et dominer son évolution dans le monde. Nous ne possédons pas sur cette affection de statistiques comparables à celles de la tuberculose. Toutefois, les données de MM. Schulmann, de Jayle, Bennett, l'examen des chiffres donnés par certains dispensaires ne semblent pas autoriser trop d'optimisme.

C'est peut-être pourquoi, dans l'état actuel des choses, nous devons user de tous les éléments, qui pourront renforcer notre action et chercher quelle aide nous pouvons trouver dans la crénoclimatothérapie.

Comme nous l'avons dit tout à l'heure, il n’y a pas à proprement parler de crénothérapie de la syphilis. Le traitement thermal, à lui seul, ne peut venir à bout de l'affection. Le soufre hermal connu depuis longtemps ne paraît lui-même pas, comme l’a montré M. Flurin, avoir isolément d'action. Par contre la créno-climatothérapie : #

1° Peul être un adjuvant précieux des traitements antisyphilitiques ; ‘

<° Peut être utile pour corriger les troubles déterminés par ces traitements ; 3° Peut peut-être agir sur le « terrain » dont nous avons

rappelé toute l'importance dans le traitement de la syphilis ;

4° Etre employée pour déterminer certains mécanismes et processus, encore mal étudiés, qui paraissent jouer un rôle dans la guérison de la syphilis.

1°) Les cures créno-climatiques sont adjuvantes des traitements médicamenteux de la syphilis. Il y a très longtemps, comme nous l'avons vu, que les médecins essayèrent d'utiliser contre la syphilis les ressources de la crénothérapie, surtout sulfureuse. On trouve sur ce sujet, vers le milieu du siècle dernier, des documents parus dans les communicalions de la Société d'Hydrologie de Paris. D'autre part, la Thèse de Berthier, Paris, 1905, donne une bibliographie complète des travaux antérieurs. Des dermatologues éminents, le Prof. Brocq, le Prof, Gaucher, étudièrent euxmêmes l’action du soufre thermal.

Plus récemment, en 1929, une réunion plénière de la Société d'Hydrologie de Paris (Rapports de MM. Blanc, Flurin, Heitz, Pierret, Salles) tenue sous la présidence du Prof. Gougerot a insisté sur les avantages que les syphilitiques peuvent trouver aux eaux thermales.

Un rapport de MM. Flurin et Heitz en 1930 au Congrès d'Hydrologie de Lisbonne reprit la question.

En mars 1934, la première réunion de la Société d'Hydrologie de Tunis étudia le traitement thermal de la syphilis.

Dans le traitement mercuriel, l'association des eaux sulfureuses est depuis longtemps préconisé, et ses heureux effets maintes fois signalés. Elles aident à l’absorption du mercure et à son assimilation. Ainsi a-t-on pu voir des malades qui ne se débarrassaient pas du mercure injecté dans leurs muscles, résorber ce mercure, et leurs lésions se cicatriser. Très intéressantes à ce sujet sont les observations de Gaucher. Un malade atteint de syphilis ulcéreuse serpigineuse de la paume de la main, qui, déjà traité à l'Hôpital Saint-Louis, avait reçu sans résultats un certain nombre d’injections de calomel, présentait une stomatite intense, Le seul traitement prescrit consistait en l'absorption quotidienne de deux grands verres d’eau d'Uriage ; sous l'influence de ce traitement, non

Page 1