‹ Contribution à l'étude de l'Hydro-climatisme SocialChapitre 24 sur 47 · PRES · texte numérisé non relu

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b) Traitement de la syphilis, chez un sujet avant en dehors de son affection quelques déficiences fonctionnelles ;

c) Traitement des complications viscérales de la syphilis ;

d) Traitement des hérédo-syphilitiques.

a) Traitement de la syphilis chez un sujet robuste et par ailleurs sans tares :

- En 1910, éclalait un coup de tonnerre : la svphilis était vaincue.. La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre, une seule injection du 606 d’Erhlich, réalisant la « Therapie sterilisans magna » tuait d’un seul coup tous les microbes de l'organisme. Celte dose unique, déjà intramuseulaire, devint par la suite intra-veineuse, et fut bientôt réparlie en quatre injections. Les débuts furent assez brillants, les accidents primaires et secondaires se cicatrisaient vite, le Wassermann se négalivail rapidement, les récidives cutanéomuqueuses fréquentes avec le mercure semblaient avoir disparu. Il fallut vite se rendre à l'évidence : malgré la répélition des injections et l'accélération de leur rythme, la Therapie magna n’élait pas « sterilisans ». D'autre part, des accidents mortels montrèrent la toxicité du produit. Le 606 disparut et d’autres arsenicaux trivalents virent successivement le jour.

La loxicité des arsenicaux permit au bismuth de prendre rapidement une place prépondérante grâce à la stabilité de son action et à une toxicité moindre.

Actuellement, notre arsenal (hérapeulique de la syphilis se résume en quatre médicaments : ce sont le mercure, l’arsenic, le bismuth et accessoirement l'iodure de potassium.

Le rôle directement tréponémicide de ces médicaments n'est pas démontré. Les médications antisyphilitiques ne sont pas lréponémicides « in vitro », elles ne le sont « in vivo » que par l'intermédiaire de l'organisme, qui stimulé par elles crée une réaction de défense, Les expériences de M. Levadili le montrent clairement,

La toxicité des traitements chimiothérapiques de la svphilis semble manifeste. Nombre de communications dissé-

EPS Le

minées dans toute la presse médicale le révèle suffisamment.

Certains accidents relèveraient de l'intolérance ou de l’intoxication : d’autres seraient provoqués par l'insuffisance des doses, d’où il résulterait une réactivation des lésions torpides et, par suite, le développement tardif où immédiat de complications graves (Sézary).

La longue liste des complications, parfois mortelles, qui vient terminer dans les Manuels de Thérapeutique le chapitre des indications el des contre-indications prouve bien celle toxicité.

Les traitements anti-syphilitiques surtout arsenicaux sont souvent mal supportés par le foie.

Le comporlement du foie a une grande importance dans le traitement de la syphilis. Ce fait peut être corroboré par les heureux effets des extraits hépatiques, administrés par vaie parentérale, conjointement à la thérapeutique spécifique. Thérapeutique souvent préconisée par M. Maurice Villaret.

Mais là ne se borne pas le rôle du foie, car il peut avoir également une action « empêchante », signalée dans les syphilis résistantes el récidivantes par différents auteurs, MM. Gougerot, Vauthey, Albert Widmann, Galliot, Pinard, Even, Blum, etc...

La thérapeutique anti-syphilitique peut également être nocive pour le rein (Sézary).

Au reste, M. Tzanck, dès 1927, a dit à l’Académie de Médecine : « Toute médication active peut comporter des accidents. De tous temps la médication anti-syphilitique à pu donner lieu à des accidents d’intolérance graves, parfois mortels.

+ De pareils faits, fréquents dans le passé pour le mercure et pour l’iodure peuvent s’observer encore de nos jours. Les agents thérapeutiques modernes sont beaucoup plus puissants, ils sont aussi beaucoup plus délicats à manier. »

Après avoir ainsi rappelé cette notion bien connue de la toxicité des traitements antisyphilitiques, il nous paraîl possiblé de dire que des réveils tréponémiques possibles, surtout aux périodes dangereuses, signalés depuis longtemps par

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