LENS
mes, soumise pendant une heure à une température de 41°, “est négative.
jette action de la chaleur a été étudiée ces derniers temps : Kalashnikoff, à l’Institut Tarnowski, signale qu’à des températures de 47,2 à 47,7 on oblient la guérison rapide des lésions expérimentales locales.
Schamberg et Anna Rule soumettant pendant 11 jours des lapins inoculés à des bains chauds de 42-43°, élevant ainsi leur température centrale de 4° constatèrent que la syphilis ne se développait pas ou se développait mal. Le chancre scrotal du lapin par cette méthode se cicatrisait aussi vite que par le traitement bismuthique ou arséno-benzolique. MM..Efron et S. Orlow ont obtenu ainsi la eicatrisation du chancre expérimental du lapin en 12 à 18 jours. Ces auteurs conseillent d'associer cette thérapeutique à la thérapeutique médicamenteuse ; la balnéolhérapie chaude permettrait des cures plus courtes.
Les {travaux de Bessemens, Vercoullié, Hacquaert, de Potter sur la thermothérapie locale de la syphilis expérimentale montrent une action identique.
M. Gougerot, étudiant les immunisations par la peau dans l’évolution et le traitement de la syphilis, disait, dans les Annales des Maladies Vénériennes, en 1934 : « Les bains sulfureux tant vantés autrefois, trouvent l'explication de leurs succès non seulement dans leur action sur l’accumulation du mercure, mais aussi dans leur action complexe sur la peau... »
MM. J. Nicolas et J.:Gaté, dans le Traité de Climatologie biologique et médical, publié sous la direction de M. Piéry, disent également : « Les différents climats el les bains de lumière peuvent par l’excitation sur la peau, exercer sur l’évolution de la syphilis une heureuse influence. D'autre part, sans leur attacher la même imporlance qu'aux bains sulfureux, si vantés dans le traitement de la syphilis, on peut accorder une certaine valeur aux cures climatiques dans la rénovation cellulaire dans la circulation et l'élimination des médicaments. »
Enfin, l’action générale sur l'organisme des cures hydro-
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climatiques n’est pas négligeable dans une maladie longue el déprimante comme la syphilis.
La créno-chimalothérapie ne semble-f-elle pas le moyen le meilleur pour éludier el mettre au point toutes ces questions ? Les éluves chaudes {hermales peuvent, agir à la fois sur la peau : mettre en jeu son action défensive, el agir également au moyen de leur chaleur humide et par le soufre thermal...
En résumé : Certes, nous possédons des moyens actifs contre la syphilis : mais ces médicaments plus ou moins toxiques n'agissent que par l'intermédiaire de l'organisme et du « terrain » qu'il comporte.
La crénothérapie paraît fort utile pour permettre de bien supporter cetle toxicité, et au besoin, pour agir sur le terrain auquel on demande l'effort nécessaire à la guérison clinique et sérologique. La créno-climatothérapie paraît en outre susceptible d'agir d’une façon intéressante par des facteurs nombreux et complexes : chaleur, action de la peau, soufre, etc.
Quant au elimatisme il semble faire partie des règles d'hygiène indispensables au syphilitique et l'aider, d’une manière générale, à bien supporter le traitement.
b) Traitement de la syphilis, chez un sujet ayant bors de son affection quelques déficiences fonctionnelles ou OYLaniques :
Ces considérations générales, que nous venons de faire dans le paragraphe précédent, concernant un syphiliique de santé par ailleurs normale, prennent une importance toute particulière quand il s’agit de traiter un syphilitique présentant quelques déficiences organiques où fonctionnelles. Car, si l’action adjuvante de la créno-climatothérapie est manifeste chez un syphilitique de santé normale, elle devient indispensable chez un fatigué, un malade, un insuffisant hépatique ou rénal, par exemple. Le traitement {hermal aura alors un double but : aider à supporter le traitement, corriger les troubles fonctionnels.