EN RUSSIE
L'article 119 de la Constitution de l'Union des Républiques soviétiques socialistes dit : « Les citoyens de l'U. R. $S. S. ont droit au repos........ par l’affectalion aux besoins des travailleurs d'un vaste réseau de sanatoria, de maisons de repos el clubs. » C'est de cette conception que s'inspire l'Hydroclimalisme social dans ce pays.
En Russie, les législations actuelles ne paraissent viser que les travailleurs, qui sont assujettis à la loi sur les Assurances sociales.
Lés Assurances sociales intéressent tous les ouvriers et employés sans exceplion de métiers ou de spécialisation.
Les assurés sociaux ne versent aucune colisalion aux assurances sociales. Ce sont les entreprises et les établissements employeurs, c'est-à-dire les assureurs, qui versent d’après un barême une colisalion proportionnelle au salaire.
Ces versements réglés par le décret du 23 mars 1937 el par des décrets antérieurs varient de 3,7 % à 10,7 % du montant du salaire.
En ce qui concerne les cures thermales et climatiques, l'envoi des assurés sociaux dans les stations se fait par une Commission spéciale de sélection ; celle commission fonetionne dans l'usine, l'atelier, dans les grosses entreprises et aussi dans les cliniques el dispensaires pour les ouvriers qui travaillent dans des groupements moins importants ne possédant pas de commission.
Les commissions se composent d’un membre du Syndicat professionnel, qui préside, d’un Médecin du Centre de pro-
léelion, d'un Médecin du dispensaire, de deux représentants des Assurances sociales, dont un Médecin. I] peut être adjoint à celle commission un Médecin traitant ou un spécialiste. C'est par elle qu'est prononcée l'admission aux stations.
Le travail de la commission de sélection se fait sur le rapport du Médecin traitant, qui indique la station : la Commission fixe la durée du congé à accorder au malade,
Les comités locaux des usines délivrent des bons de séjour.
L'ouvrier russe est payé pendant sa maladie suivant un barême établi par le décret du 23 juillet 1931. Certains touchent intégralement tout leur salaire pendant toute leur maladie, lés moins favorisés touchent les deux tiers de leur salaire.
L'ouvrier doit verser pour son admission dans les stations de cure une somme modique, variant suivant les régions, el pouvant aller de 142 roubles à 496 roubles. Quelquefois, en cas de nécessilé, celte somme peut être versée par le Syndicat : ou par l’entreprise.
Quels sont les résultats de cette législation ?
En 1937, nous dit le Guide à travers les Syndicats soviétiques de A. Lozovski, Moscou, 1937, plus de deux millions de personnes furent dirigées sur des maisons de repos aux frais des Assurances sociales. .
Il y eut en outre plus de 350.000 personnes dirigées sur les sanaloriums el stations balnéaires.
I y à également, en Russie, une institution un peu particulière, et intéressante au point de vue du climatisme, €e sont «les Maisons de repos », qui ne sont pas des établissements médicaux, mais des endroits où les ouvriers peuvent demander à passer leurs congés, même de fin de semaine. Ces maisons de repos « d’un seul Jour » ont reçu, en 1936, un nombre de L.118.000 assurés sociaux.
Celle organisation est intéressante dans le domaine du elimalisme préventif.