CHAPITRE VII
Conclusions
En résumé, l'Hydro-climatisme est réellement d'une utilité thérapeutique incontestable, dans la lutte contre les maladies sociales.
Dans la tuberculose, il représente un des éléments essentiels du traitement actuel.
Dans le rhumatisme chronique et les séquelles de rhumulisme aigu, il est l’'adjuvant qui paraît indispensable à toute autre thérapeutique.
Dans le traitement de la syphilis, il semble être un utile adjuvant et paraît devoir êlre systématiquement adjoint à la chimiothérapie: il pourrait, d'autre part, être par lui-même, un intéressant appoint.
Dans les maladies professionnelles, il pourrait utilement remédier à la pénurie où nous nous trouvons de thérapeulique anti-toxique agissante.
Dans les séquelles de blessures el de traumatismes de toute nature, l'expérience de la Grande Guerre à montré tous les avantages que l’on pourrait lirer de l'Hydro-climatisme.
Dans les séquelles de maladies coloniales, un climat curateur associé à une thérapeutique thermale appropriée, semble devoir être systématiquement appliqué aux coloniaux rentrant dans la métropole.
Dans les petites affections chroniques et les séquelles de maladies aiguës, l’action de l'Hydro-climatisme esl curative et préventive. Il ne peut dans ces deux cas céder le pas à aucune autre thérapeutique.
L'utilité de l’Hydro-climalisme, tellement . évidente, ne pourra être scientifiquement, objectivement, el indisculablement établie que quand l'Hydro-climalisme sera devenu
« social » : c’est-à-dire quand un grand nombre de malades pourront être adressés aux cures avec fiches de départ soigneusement faites, el examens au retour, indiquant les effets du traitement. Des statistiques, alors possibles, indiqueront mieux que tout autre l'utilité de celte thérapeutique.
Il semble nécessaire que le fonctionnement, de l'Hydroclimatisme social se fasse par l'intermédiaire de centres semblables au Centre de Triage Hydro-climatique des Hôpitaux de Paris, dû à l’heureuse initiative de M. le Prof. Maurice Villaret, afin que l’ulilité des cures indiseutablement établie, leurs effets thérapeutiques soient scientifiquement contrôlés au retour et des statistiques constüiluées.
Un certain nombre de pays, qui, depuis un certain temps, ont donné un essor considérable à l'Hydro-climatisme social, ne paraissent avoir qu'à s’en louer. Le rapport du secrétariat de la Balneologische Gesselschaft allemande l'indique « Grâce aux cures thermales, les Caisses ont vu dans de telles proportions baisser le taux des invalidilés temporaires des rhumatisants qu'elles ont réalisé de lrès substantiels bénéfices. »
L'opinion du D' Wimmer sur les Assurances sociales en Alsace-Lorraine est identique.
Chaque pays évolue, évidemment suivant son génie propre, el en rapport avee ses législations existantes, nous paraissons, dans le cadre des Assurances sociales, nettement en relard sur un certain nombre de nalions, à tendances bien différentes. C’est la raison pour laquelle nous tendons à conclure : |
1° La créno-climatothérapie ne semble plus devoir être envisagée comme une thérapeutique de luxe, réservée presque exclusivement aux privilégiés ;
2° La créno-climalolhérapie doit être considérée en médecine sociale comme une thérapeutique de grande valeur; 3° On ne peut, semble-t-il, priver, même partiellement, les
économiquement faibles des si grandes richesses thermales et climatiques de notre patrimoine national, pas plus que l’on
toutes les nations de Jutter acivement : Conférence internatioles el très onéreuses comme celles par les rayons X et par le Radium ;
4° Nous souhaitons une large extension du thermo-climatisme social pour le plus grand bien de l'individu, de la famille, et de la société.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Pésident, TIFFENEAU. Maurice VILLARET.
VU ET PERMIS D'IMPRIMER Le Recteur de l'Académie de Paris, ROUSSY.